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La Page poésie d'Odile : la page Pierres précieuses je vous aime

28 Juin 2026 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La Page poésie d'Odile : la page Pierres précieuses je vous aime

Quelques mots sur la page Pierres précieuses je vous aime

La série "Les Pierres Précieuses" d'Alfons Mucha est une magnifique représentation de l'Art Nouveau, un mouvement artistique de la fin du XIXe/début du XXe S. Ce peintre tchèque, Illustrateur, graphiste, décorateur et professeur d'art, en est un des représentants les plus marquants. Ses figures féminines à l’environnement alambiqué plein de douceur et de délicatesse sont d’une beauté irrésistible.  Chacun des 4 tableaux de cette œuvre est dédié à une pierre précieuse : le topaze (jaune), le rubis (rouge), l'améthyste (violette), l'émeraude, (verte). Ces peintures ne se contentent pas de représenter la gemme elle-même, mais incarnent plutôt l'essence de chaque pierre à travers des femmes élégantes, raffinées, drapées dans des étoffes aux tons de la pierre elle-même. On peut noter que chaque expression de femme est en lien avec la gemme représentée, par exemple on retrouve la douceur dans le topaze, la passion dans le rubis, le mystère dans l’émeraude…Elles sont entourées de nombreux motifs floraux, récurrents dans le style de Mucha. Chaque illustration est formée d’arabesques et volutes mettant en évidence la beauté et la sensualité féminines. Les couleurs vives en camaïeu et les motifs d’une grande finesse de chaque œuvre accrochent le regard à la recherche du moindre détail, transportant l’observateur dans un monde onirique. 

Quant au poème, il est un peu en retrait aujourd’hui, dominé par le talent écrasant de Mucha. Eric Hardy est un poète contemporain français assez peu connu qui s’amuse avec les mots, à les envoyer en l’air puis à les rattraper sans ponctuation, ni rimes, ni strophes, ni pieds, ni vers. Cela me fait penser à de l’écriture automatique au style virevoltant, pas toujours heureux quand il redescend (pitié pour le subjonctif « je tombasse » qui me fait mal aux yeux et aux oreilles !) Par contre, j’aime bien « les noms chatoyants des pierres précieuses » qui s’opposent aux « ténébreux dictionnaires fermés ». 

Mais ce texte ne serait-il pas plus profond qu’il n’y paraît ? Quelques petites trouvailles dans cette comptine qui se veut distrayante, légère (« bah ») et pleine d’autodérision (« trop intellectuelle pour s’inscrire dans ma destinée ») me font dire que son auteur se pose quelques questions existentielles ! D’autant que d’autres poèmes montrent son engagement (https://www.poemes.co/les-poilus-et-les-bobos-par-dubois-eric.html), ses opinions politiques et religieuses (https://www.poemes.co/le-retour-du-roi-par-dubois-eric.html) et parfois sa souffrance. (https://www.poemes.co/apparition-par-dubois-eric.html)

Les saisons d’Alfons Mucha

La Page poésie d'Odile : la page Pierres précieuses je vous aime
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F
Merci Odile pour ces figures féminines si délicieusement désuètes et ces divagations de ce cher Eric Hardy. Je ne crois pas que le "tombasse" soit un emploi exagéré de ce malheureux subjonctif, désaimé comme toutes les difficultés de notre langue. Son utilisation est une provocation délibérée, comme le souligne le passage suivant "éventualité par trop intellectuelle". Hardy se moque - gentiment - des snobs qui utilisent des mots subtils et des préciosités littéraires au lieu de se contenter de jouir de sensations simples, comme lui. <br /> Pour ma part, bien loin de m'en plaindre, j'aimerais fort que le subjonctif revienne à la mode. Cela m'écorcherait moins les oreilles que le sabir faussement anglo-américain que nous subissons en ce moment et pour un moment, j'en ai ai bien peur, car ce sont ces iconoclastes de la langue qui nourrissent les programmes de la terrifiante I.A.
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