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La page poésie d'Odile : Hommage à Anne-Lise Koehler

14 Mai 2026 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La page poésie d'Odile  : Hommage à Anne-Lise Koehler

Quelques mots sur la page : Hommage à Anne-Lise Koehler

 

J’ai voulu ce mois-ci rendre hommage à Anne-Lise Koehler, sculptrice de grand talent, qui modèle non pas la glaise mais le papier…mâché. Surprenant mais époustouflant ! Sur le thème de la nature, ses créations prennent vie. Grandeur nature ou miniatures, les animaux deviennent chair, les plantes bruissent au vent et exhalent leur parfum. Cette artiste, peintre au début de sa carrière, a trouvé un moyen d’expression rare mais magique, parfait. Son exposition à La Mure-Argens donnera envie d’en voir et savoir davantage. Souvenez-vous de « Kirikou et la sorcière », elle en a élaboré les décors, elle a aussi créé le film « Bonjour le monde ». Précipitez-vous sur ses traces enchantées à la Minoterie. 

« L’oiseau s’envole » de Pierre Eluard évoque la liberté et la même légèreté que les œuvres de papier d’Anne-Lise, traduites par le champ lexical aérien (« nuée, ciel, ailes, légers… »). La nature est, elle aussi, magnifiée (« soleil, ciel, rosée, feuilles, bois, moissons » …) et on peut constater que de nombreux termes sont répétés comme « bois, ailes, homme », sans compter les nombreuses anaphores ou épiphores* (« Toute, comme, dans, oui »). L’épiphore multiple « oui » traduit une sorte d’exaltation, de jubilation. Ces répétitions successives apportent une grande musicalité à ce poème lumineux. On peut observer une antinomie dans l’expression « enfermé dans son vol », qui peut signifier que l’oiseau se suffit à lui-même, qu’il ne craint ni les nuages, ni la lumière. La métaphore singulière « Coquilles des moissons brisées par le soleil » peut évoquer les grains de céréales qui s’ouvrent et explosent au soleil.  On peut noter que ce poème est moins « surréaliste » et, par là même, plus accessible que d’autres textes de Paul Eluard : il comporte quelques rimes, de la ponctuation, et les strophes sont régulières (5 vers chacune). Quant au poème de Maurice Rollinat, on l’a tous-tes appris à l’école et il a touché nos âmes d’enfant. Il reprend les codes classiques : des vers réguliers (octosyllabes), des rimes riches, des doubles vers en « refrain », qui le transforment en comptine mélancolique et il est d’une construction parfaite. Que demander de plus pour que de petits écoliers le retiennent avec émotion tout au long de leur vie ?

*L’épiphore, est une anaphore (répétition en début de vers), mais en fin de vers

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R
Merci Odile pour ce vibrant hommage que tu as rendu à, cette artiste qui nous fait voyager au travers de son oeuvre originale et poétique..avec des mots si bien choisis ...<br /> A bientôt
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