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La page Poésie d'Odile : « Y’a un loup ! »

15 Janvier 2026 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La page Poésie d'Odile : « Y’a un loup ! »

Quelques mots sur la page « Y’a un loup ! »

Pourquoi revenir « crier au loup » aujourd’hui ? Tout simplement pour rendre hommage à la C° de théâtre de Clumanc « Les gens d’ici » qui a mis à l’honneur cet animal mythique admiré ou honni. Loin de moi l’idée d’alimenter la polémique, au contraire, penchons nous simplement sur l’aspect légendaire de la bête. « La mort du loup » de Vigny, est un poème très émouvant où le sacrifice et la force du loup sont mis en évidence, symbolisant le courage et l’abnégation. Les alexandrins sont parfaits, avec des césures régulières et aussi plusieurs enjambements* qui mettent en valeur les mots renvoyés à la ligne « les griffes puissantes/De deux grands loups-cerviers ». (Pareillement : « Par les loups voyageurs »). A propos du loup-cervier, il s’agit d’une erreur de Vigny car ce nom, en zoologie, désigne en fait un lynx. D’autres autres erreurs se cachent dans le texte comme la distinction entre la bruyère et la brande qui sont en fait une seule et même plante, de même pour les sapins qui ne poussent pas dans les landes, on y trouve seulement des pins. Nous ne lui en tiendrons pas rigueur vu la richesse du style et la perfection des vers. A noter la figure de style appelée chiasme* : « Leur forme était semblable et semblable la danse ; » qui apporte encore un élément musical à ce texte au balancement de rythme déjà très régulier.  A noter les nombreuses allitérations en N pour évoquer les pas assourdis, en S pour le souffle des chasseurs (« Rien ne bruissait donc, lorsque baissant la tête, / Le plus vieux des chasseurs qui s’étaient mis en quête…) On peut observer également la personnification des éléments : le vent possède « un pied » et les arbres ont « un coude ». « Les chênes d’en-bas, contre les rocs penchés, /Sur leurs coudes semblaient endormis et couchés ». Tant de choses pourraient être dites sur ce texte d’anthologie. Mais pour en venir aux illustrations sur le loup, un petit mot concernant la légende du loup d’Agubbio.  Le conte dit qu’un loup terrorisait les habitants du village de Gubbio, il s’attaquait au bétail et aussi aux humains. François d’Assise, l’homme qui parlait aux animaux, serait aller trouver la bête et l’aurait calmé d’un signe de croix avant de conclure un pacte avec l’animal :  il promettait de ne pas faire de mal aux habitants de la ville s’ils s’engageaient à le nourrir. Ce miracle a duré deux ans jusqu'à ce que le loup meure de sa belle mort. A noter que sur le tableau (fin XIXe siècle) le loup porte une auréole comme un saint, on peut également constater, que le naturalisme et la description réalistes sont utilisés pour rendre plus réel le merveilleux de l'histoire. Gustave Doré, arrière grand-oncle, parait-il, de Julien Doré, est reconnu comme le meilleur dessinateur, caricaturiste, illustrateur, de son temps (XIXè siècle). Il a illustré, entre autres, la Divine Comédie, Don Quichotte, Les contes de Perrault, la Bible et les fables de La Fontaine avec un réalisme et une précision de trait dignes d’un dessinateur scientifique. Les critiques ont précisé que ses lithographies écrasaient l’histoire racontée : « L’auteur est écrasé par le dessinateur »

 

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