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La page Poésie d'Odile : Quelques mots sur la page « Histoires belges »

4 Août 2022 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La page Poésie d'Odile  : Quelques mots sur la page « Histoires belges »

Quelques mots sur la page « Histoires belges »

Le peintre belge Alfred Stevens gagne à être connu. Il est l’élève du peintre Ingres, excusez-moi du peu…Si son nom est moins célèbre qu’un Renoir ou un Monet, n’en demeure pas moins qu’il est l’un des Impressionnistes les mieux cotés de son époque et a gagné beaucoup d’argent avec sa peinture. Certaines de ses toiles ressemblent beaucoup à celles de Renoir et son talent est indéniable. Alors pourquoi est-il la plupart du temps oublié ? Peut-être justement à cause de ces similitudes, ses œuvres sont peut-être souvent prises pour des Renoir ou d’autres peintres de la même période. Fils de collectionneur passionné, frère de vendeur de tableaux et de peintre connu et également père de peintre, il a eu un énorme succès en son temps. Il s’est rangé du côté des impressionnistes (paysages) après avoir d’abord peint des miséreux puis des élégantes dans leur bel intérieur. Ce peintre Bruxellois a passé la majeure partie de sa vie en France et il était l’ami des plus grands du monde des Arts, comme Delacroix, Alexandre Dumas, Manet ou Baudelaire. Il aurait été dommage de passer à côté d’un tel artiste. Voilà c’est réparé !

Quant à Emile Verhaeren, qu’on ne présente plus, il est le poète flamand le plus francophone qui soit. En Flandre les familles aisées parlaient le français et un français châtié ! Cependant il est flamand dans l’âme et ne cesse de louer sa terre natale.  Emile Verhaeren  fréquentait les cercles socialistes (limite anarchistes) où il pouvait rencontrer des écrivains et des artistes d'avant-garde. et décide alors de renoncer à une carrière juridique et de devenir écrivain. Il a publié des poèmes mais aussi des articles et des critiques d’art dans les revues belges et étrangères. Le poème « Je t’apporte ce soir » vibre de joie et d’ivresse face à la nature, il respire la vie et le bonheur. Observez le champ lexical des parties du corps (corps, pieds, mains, bras, doigts, chair…) ces termes sont innombrables et traduisent le rapport quasi charnel à la nature. Notez aussi le mot « bougeante » qu’on pourrait qualifier de barbarisme si ce n’était Verhaeren… qui n’a pas trouvé mieux pour traduire la fluctuation de la lumière que d’inventer son propre mot. On retrouve le même bonheur apporté par l’environnement fleuri dans « Autour de ma maison »… Même lumière, même couleur, même champ lexical du corps, même ivresse. On « sent » l’été et sa luminosité, ses parfums. Ici ce thème est accentué par des vers courts (« Qui mollement », « Et maintenant »…), qui ponctuent le texte par ailleurs en alexandrins. Difficile de croire que c’est le même poète qui sait être si sombre dans les poèmes lugubres des « Débâcles » ou des « Flambeaux noirs ».                                   Odile Boetti

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B
Un vrai plaisir de parcourir les articles proposés par Mme Odile Boetti qui sont le resultat de recherches et demontre une veritable passion pour la poésie ...c"est pour moi une évasion ..un grand merci
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