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La page poésie d'Odile « Sous les ponts de Paris"

2 Avril 2026 , Rédigé par verdon-info

La page poésie d'Odile « Sous les ponts de Paris"

Quelques mots sur la page « Sous les ponts de Paris"

Paris, capitale de notre pays certes, mais aussi de la culture, de l’art, de la modernité, du romantisme, de l’amour. De nombreux poètes (Apollinaire, Baudelaire), écrivains (Hugo, Zola), musiciens et chanteurs (Ferré, Montand), peintres (Caillebotte, Galien-Laloue) - et notamment les impressionnistes-, l’ont décrite, dépeinte, cernée, disséquée, pour tenter d’évoquer son atmosphère si particulière, faite d’histoire, de beauté et d’un je ne sais quoi de léger, de dansant, de mystérieux, très attirant ; un parfum de nostalgie mêlé d’espoir, où même le sordide, il y en a, devient poésie. Ce poème tiré du recueil Alcools est très fort, il a été inspiré par la rupture d’Apollinaire avec la peintre Marie Laurencin. Le pont symbolise plutôt l’union que la rupture pourtant, c’est toute l’ambiguïté du poème. Il célèbre l’amour et le désamour, l’espoir et la désespérance, la souffrance de l’instant et l’éternité de l’amour, l’immobilité de l’homme et le temps qui passe, qui file…au fil de l’eau. Car, évidemment le fleuve est toute une symbolique de la vie qui s’écoule, comme la pendule, ou le chemin… Thème romantique, tel Le Lac de Lamartine. Le « refrain » renforce cette sensation de balancement, comme le balancier de l’horloge. Le rythme qui semble irrégulier est pourtant très calculé, en alternance de vers de 10 et 4 pieds, également accentué par les répétitions (« amour », « passe ») et les allitérations douces (notamment en V : « vont, viennent, va, souvienne, vie, violente » et en S) qui impriment un va et vient à la rythmique. A noter également que le premier vers du poème est aussi le dernier -en écartant le refrain- ce qui montre que la boucle est bouclée, le cercle de la vie et de l’amour est refermé. « Heure, jours, nuit, semaines, temps », le champ lexical tourne lui aussi autour du temps qui passe. La richesse de ce poème est immense. Quant aux tableaux, je vous laisse admirer ces différentes vues de Paris qui donnent le frisson et…L’envie d’y retourner. Notamment le Pont Mirabeau de Paul Signac (pointilliste) qui est un pont de Paris, construit de 1893 à 1896, classé monument historique. Notez le contraste entre les couleurs chaudes de la rive ensoleillée et la rive dans l’ombre.

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