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CCAPV :  Pourquoi conserver des arbres morts en forêt ?

8 Février 2026 , Rédigé par verdon-info Publié dans #CCAPV

CCAPV :  Pourquoi conserver des arbres morts en forêt ?

 

 Pourquoi conserver des arbres morts en forêt ?
En forêt, la présence d’arbres morts sur pied ou de bois mort au sol est l’un des facteurs clés de la pérennité des écosystèmes forestiers. 
 Des arbres devenus “habitats”
Un arbre vieux, dépérissant ou mort peut prendre plusieurs formes :
 Sur pied : l’arbre reste debout et perd peu à peu son écorce. Lorsqu’il n’a plus de branches, on parle parfois de “chandelle”.
 Sénescent : encore vivant, mais marqué par le vieillissement (branches mortes, écorce décollée, champignons).
 Au sol : tronc tombé naturellement, bois laissé après exploitation, rémanents, chablis ou morceaux non récoltés.
 Souches hautes : vestiges d’arbres abattus, précieuses pour de nombreuses espèces.
 Un refuge pour la biodiversité
Le bois mort est indispensable à une multitude d’espèces :
👉 insectes et champignons saproxyliques
👉 mousses et lichens
👉 oiseaux cavernicoles
👉 petits mammifères
Selon l’Indice de Biodiversité Potentielle (IBP), plus de 25 % des espèces forestières dépendent du bois mort ou dépérissant à un moment de leur vie. Certaines s’y nourrissent, d’autres s’y abritent ou s’y reproduisent.
👉 Plus il y a de formes et d’âges de bois mort, plus la biodiversité est riche.
 Un rôle essentiel pour la forêt
En se décomposant, le bois mort :
- enrichit les sols en nutriments 
- favorise la régénération naturelle des arbres 🌱
- améliore la rétention d’eau et limite l’érosion 
- participe au stockage du carbone 
- héberge des espèces régulatrices de ravageurs 
👉 Résultat : une forêt plus résiliente, notamment face aux risques phytosanitaires et climatiques.
 Repérer et préserver ces arbres alliés
Sur le terrain, les forestiers identifient ces arbres tout au long du cycle sylvicole, lors des martelages ou avant la régénération.
Ils peuvent :
✔️ conserver quelques gros arbres vigoureux mais mal conformés,
✔️ repérer les arbres à cavités, fissures ou micro-habitats,
✔️ privilégier les essences locales,
✔️ marquer et parfois géolocaliser ces arbres pour les préserver dans le temps.
 Mais attention aux risques
Le bois mort doit être conservé avec vigilance :
- le propriétaire reste responsable des risques de chute.
- à proximité des routes, chemins ou réseaux, les arbres morts peuvent poser problème.
- certains bois récemment morts peuvent favoriser des insectes nuisibles.
- une accumulation de bois sec peut accroître le risque d’incendie  *
👉 La sécurité des personnes et la protection des forêts restent prioritaires.
 Conserver du bois mort, c’est faire un choix pour la biodiversité, la résilience et l’avenir de nos forêts.
Information CCAPV 
CCAPV :  Pourquoi conserver des arbres morts en forêt ?

 

Réflexion 

Les coupes mécanisées et leurs déchets : un héritage lourd pour les forêts ?

Les exploitations forestières mécanisées laissent souvent derrière elles des paysages de désolation, jonchés de branches et de résidus de bois abandonnés en vrac. Si cette pratique est parfois justifiée par son utilité pour la biodiversité, en offrant des habitats à certaines espèces, elle soulève aussi des interrogations légitimes. Les accumulations de branches, notamment celles des résineux aux épines hautement inflammables, représentent un risque accru d’incendies, surtout dans un contexte de réchauffement climatique où les forêts deviennent de plus en plus vulnérables. De plus, ces zones, difficiles à parcourir à pied, transforment des espaces autrefois accessibles en terrains hostiles, posant des défis pour les randonneurs, les chasseurs ou même les gestionnaires forestiers.

À l’époque des bûcherons, les branches étaient souvent soigneusement alignées, permettant une meilleure circulation et une gestion plus respectueuse de l’environnement. Aujourd’hui, la rentabilité semble primer sur ces considérations, laissant place à un désordre qui, bien que moins coûteux à court terme, pourrait avoir des conséquences lourdes à long terme. Certes, broyer ces déchets engendrerait des coûts supplémentaires, mais ne serait-ce pas un investissement nécessaire pour préserver la santé des forêts et la sécurité des usagers ? La question mérite d’être posée, car entre économie et écologie, l’équilibre reste fragile.

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L
Bonjour. Voilà une information et une réflexion qu'on ne saurait suffisamment multiplier. Petits détails : définition de saproxylique ? définition de martelage ? tout le monde n'a pas son dictionnaire sous la main. Comment savoir si l'insecte repéré est nuisible ou pas ? existe t-il des applications pour mobiles comme celles qui existent pour les plantes et les fleurs ? <br /> Question plus importante et plus urgente: On ne voit pas pourquoi les propriétaires privés, les mairies et autres vendeurs de bois sur pied n'obligeraient pas PAR CONTRAT leurs acheteurs à remettre les lieux en l'état ? Sinon évacuer, AU MOINS faire des lignes avec les morceaux de bois non ramassés et les branchages non utilisés, afin qu'animaux et êtres humains puissent passer après la coupe ?? D'autres professions y sont bien tenues. Pourquoi pas les entreprises d'abattage, qui viennent parfois de fort loin et qui, visiblement, se fichent éperdûment du désastre qu'elles laissent derrière elles ? " Tu veux mon bois? tu ranges ! " <br /> Faudra-t-il attendre qu'une sanction légale intervienne pour ce qui est du simple bon sens, et de l'intérêt bien compris des propriétaires de forêts ?...
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