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Handicap et incompréhension : quand une concession automobile oublie l’humain

20 Octobre 2025 , Rédigé par verdon-info Publié dans #reflexion-personnelle

Handicap et incompréhension : quand une concession automobile oublie l’humain
Handicap et incompréhension : quand une concession automobile oublie l’humain
Handicap et incompréhension : quand une concession automobile oublie l’humain

Handicap et incompréhension : quand une concession automobile oublie l’humain

Introduction Vivre avec un handicap ou une maladie chronique, c’est déjà un parcours semé d’embûches. Mais quand les difficultés s’ajoutent aux difficultés, notamment face à des entreprises censées nous accompagner, la frustration et l’injustice deviennent insupportables. Mon expérience récente avec la concession Citroën Peugeot de Digne-les-Bains en est un exemple frappant. Entre un manque de compréhension face à une situation médicale complexe et une rigidité administrative déconcertante, j’ai été confronté à une réalité qui interroge : et si l’humain n’était plus au cœur des préoccupations, même dans des secteurs comme l’automobile, où le service client devrait primer ?

Un problème technique, une première incompréhension Tout a commencé en septembre 2025. Le voyant AdBlue de mon Citroën Berlingo s’est mis à clignoter, signalant un problème avec le système de réduction des émissions. Mon garagiste habituel, ne disposant pas des outils adaptés pour ce modèle, m’a conseillé de me rendre à la concession Citroën Peugeot de Digne-les-Bains. Après un diagnostic informatique facturé 160 €, le verdict tombe : il faut changer le réservoir AdBlue. Une panne récurrente, selon eux, pour laquelle une ristourne est possible si je fournis trois factures d’entretien.

Jusqu’ici, rien d’anormal. Sauf que, pour moi, fournir ces factures n’était pas aussi simple.

Le handicap, un imprévu qui ne compte pas ? En 2024, j’ai été alité pendant quatre mois pour des raisons neurologiques. Impossible, donc, de faire entretenir ma voiture dans les délais impartis. Malgré ce contexte, j’ai tout de même pu rassembler trois factures d’entretien, avec un léger décalage pour la dernière, directement lié à mon état de santé. J’ai expliqué la situation à l’accueil de la concession, espérant une écoute et une compréhension adaptées.

Mais la réponse a été sans appel : le décalage dans l’entretien, même justifié par un certificat médical, ne permettait pas de bénéficier de la ristourne promise. Résultat ? Une facture de plus de 1 100 € au lieu des 880 € initialement annoncés.

Une rigidité administrative déconnectée de la réalité Ce qui me révolte, ce n’est pas seulement le montant, mais l’absence totale de flexibilité. Ma voiture n’a parcouru que 3 000 km dans l’année, preuve qu’elle a peu roulé, et donc peu sollicité le système AdBlue. Pourtant, aucun aménagement n’a été proposé. Aucune prise en compte de ma situation personnelle, ni de l’impossibilité physique de respecter un calendrier d’entretien strict.

Comment une entreprise peut-elle ignorer à ce point les aléas de la vie, surtout lorsqu’ils sont liés à la santé ? Où est la logique, où est l’empathie ?

Le handicap, un angle mort dans les politiques commerciales ? Cette expérience soulève une question plus large : les concessions automobiles sont-elles formées pour accueillir et comprendre les clients en situation de handicap ou de maladie chronique ? Les procédures internes sont-elles conçues pour s’adapter à des situations exceptionnelles, ou sont-elles appliquées de manière aveugle, sans considération pour l’humain ?

Dans mon cas, il ne s’agissait pas de demander un traitement de faveur, mais simplement une écoute et une adaptation minimale. Après tout, une facture d’entretien en retard de quelques mois, dans un contexte médical documenté, ne devrait pas annuler toute possibilité de ristourne, surtout quand la voiture a si peu roulé.

Un appel à plus d’humanité Je ne remets pas en cause la compétence technique de la concession. En revanche, je déplore un manque flagrant d’empathie et de souplesse. Les entreprises, qu’elles soient dans l’automobile ou ailleurs, ont une responsabilité : celle de prendre en compte la diversité des situations de leurs clients.

Le handicap, qu’il soit temporaire ou permanent, ne devrait pas être un frein à un service équitable. Il est temps que les concessions et les garages forment leurs équipes à ces enjeux, et intègrent dans leurs processus une marge de manœuvre pour les cas particuliers. Car derrière chaque voiture en panne, il y a un être humain, avec ses contraintes, ses difficultés, et parfois, ses combats du quotidien.

Conclusion : et si on repensait le service client ? Mon histoire n’est probablement pas isolée. Combien de personnes se heurtent à des refus similaires, simplement parce que leur situation sort des cases prévues par les procédures ? Il est urgent que les acteurs du secteur automobile – et bien au-delà – révisent leur approche, pour que le service client ne rime plus avec rigidité, mais avec écoute, adaptation et respect.

En attendant, je ne peux que conseiller aux personnes en situation de handicap ou de maladie chronique de se renseigner, de demander des aménagements, et de ne pas hésiter à faire remonter ces dysfonctionnements. Car c’est ensemble, en partageant nos expériences, que nous pourrons faire évoluer les mentalités.

 

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