CCAPV :La Minute Numérique nous des connectiques
Le format USB : comprendre les différents types
Cela arrive à tout le monde : on se retrouve à fouiller dans un tiroir rempli de câbles plus ou moins emmêlés, en se demandant pourquoi celui-là ne rentre pas ou pourquoi la copie d’un fichier met une éternité alors qu’on pensait avoir le bon matériel, et c’est précisément dans ces situations du quotidien que l’on réalise à quel point l’USB (Universal Serial Bus) présente une variété de formats et de qualités différentes. Dans ce nouvel épisode de la Minute numérique, on va démêler les questions autour de ce standard encore loin d’être universel.
Pour s’y retrouver, rappelons quelques notions simples : un port, c’est l’endroit où l’on branche physiquement le câble, que ce soit sur un ordinateur, un chargeur ou un appareil. Une sortie, c’est l’extrémité du câble, ce que vous tenez entre les doigts et qui doit correspondre exactement au port dans lequel vous voulez l’insérer. Et un format USB, c’est la forme du connecteur, la manière dont il est taillé, mais aussi la norme technique qui détermine la vitesse, les capacités d’alimentation ou encore les usages possibles. Quand tout correspond (le port, la sortie et le câble) tout fonctionne à la vitesse et à la puissance maximum, mais dès qu’un seul des trois éléments est incompatible ou limité, c’est le maillon le plus lent ou le plus faible qui impose ses limites.
L’USB-A, c’est la prise rectangle que l’on voit partout depuis 1996. Elle a accompagné toutes les générations d’ordinateurs et d’accessoires, mais derrière cette apparente simplicité se cachent en réalité des nuances importantes avec trois versions techniques : USB 1.0, USB 2.0 et USB 3.0 (parfois de couleur bleue). Elles se ressemblent énormément, mais elles ne vont pas à la même vitesse. Et surtout, pour profiter des performances maximales de l’USB 3.0, il faut impérativement que les trois éléments soient compatibles : le port de l’ordinateur, la sortie côté appareil et le câble lui-même. Si un seul élément est en USB 2.0, vous serez automatiquement ramené à la vitesse de l’USB 2.0, et si l’un est en USB 1.0, vous subirez la lenteur de l’USB 1.0.
L’USB-C est un petit connecteur ovale, symétrique et réversible. Il est devenu obligatoire sur les nouveaux appareils portables rechargeables vendus dans l’Union européenne depuis le 28 décembre 2024, et il sera également obligatoire pour les ordinateurs à partir de 2026. Adopté ensuite par l’ensemble de l’industrie mondiale, il est capable d’alimenter en énergie presque tout, du smartphone au PC portable, à condition là aussi que tous les éléments soient compatibles. On trouve des ports, des sorties et des câbles qui ne servent qu’à l’énergie, d’autres qui transportent énergie et données, d’autres encore qui gèrent des débits très élevés pour la vidéo ou les transferts rapides. Il existe également différentes qualités de câbles USB-C : certains ne supportent que des charges modestes, d’autres acceptent la charge rapide, d’autres encore montent jusqu’à 100 W ou plus pour alimenter entièrement un ordinateur. L’USB-C peut aussi transporter du DisplayPort (DP), c’est-à-dire de la vidéo et du son, mais là encore plusieurs conditions doivent être réunies pour que cela fonctionne : le port de l’ordinateur doit être compatible DP-Alt-Mode, le câble doit pouvoir transporter la vidéo et l’écran doit accepter le signal, sinon rien ne s’affiche ou la connexion reste limitée à l’alimentation.
Même si l’USB C est appelé à s’imposer, il reste toujours des appareils plus anciens que l’on croise encore régulièrement. Certains scanners et imprimantes utilisent encore l’USB B, cette prise carrée que l’on ne trouve pratiquement que dans ce contexte. Les appareils Android d’avant l’USB C fonctionnaient avec du micro USB de type B, petit et asymétrique, et les appareils Apple, avant la transition imposée en Europe, utilisaient le format Lightning propre à la marque. On pouvait aussi tomber sur des connecteurs encore plus rares, comme le Mini A, le Mini B ou le Micro A, qui équipaient autrefois quelques périphériques comme des appareils photo, des GPS ou des disques durs externes, mais qui sont aujourd’hui presque oubliés. Il est encore utile de conserver un câble de chaque dans un tiroir, parce qu’on tombe régulièrement sur un ancien appareil et rien n’est plus frustrant que d’avoir l’appareil sous la main mais pas le bon câble pour le réveiller. Et le jour où l’on décidera de faire du tri dans tous ces câbles, n’oubliez pas qu’ils se recyclent : la plupart peuvent être déposés dans les points de collecte pour déchets électroniques ou rapportés en magasin, afin que les métaux et plastiques soient réutilisés correctement.
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