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La page d'Odile: Klimt au carnaval

12 Mars 2020 , Rédigé par verdon-info

La page d'Odile: Klimt au carnaval

Quelques mots sur la page poésie « Klimt au carnaval ? »

Pourquoi Klimt ? Et pourquoi au carnaval ? Pour rendre hommage au magnifique char construit en Italie contre l’homophobie. Certes cette sculpture n’est pas vraiment le rendu exact du tableau « Le baiser », mais il est mieux que cela, il en est la représentation 3D sublimée. Pour marquer le coup j’ai donc prévu un spécial Klimt car pour ma part j’aime beaucoup. C’est bizarre, les hommes n’aiment pas trop ce peintre, sans doute parce que sa peinture parsemée de mosaïque, de larmes dorées ou de tapis de petites fleurs (était-il hippie avant l’heure ?) ne correspond pas à leur « mâlitude » !! Pour ma part, les finitions à la feuille d’or, les tons ensoleillés et les patchworks de motifs minuscules m’enchantent. J’y ai associé un poème de Théophile Gautier sur le carnaval de Venise pour former un tout cohérent dans la préciosité. D’autant que la sophistication des masques vénitiens s’accorde bien avec celle de Klimt. Si vous n’êtes pas convaincus que cette première strophe est adaptée à la peinture de Klimt, je dépose ma plume… « Venise pour le bal s'habille. De paillettes tout étoilé, Scintille, fourmille et babille Le carnaval bariolé ».
On le sait, Gautier privilégie le travail de la forme (« Sculpte, lime, cisèle »), donc plus « Parnasse » (« le beau pour le beau ») que romantique, bien que son maître soit Victor Hugo. Dans ce poème la prouesse est de mêler la musique à la poésie. La métaphore des notes est omniprésente : on ne trouve pas moins de 8 termes empruntés au domaine de la musique : « notes » (2X), « blanche », « sons », « croche », « trille », « cadence », « arpège » …) il a fait fort ! Comparer le carnaval à une gamme est joliment trouvé car les masques sont souvent accompagnés d’airs vigoureux et entraînants. Le style heurté amène aussi le côté musical du texte : en inversant le sujet par exemple (« babille le carnaval ») ou avec des phrases hachées qui donnent toujours un balancement saccadé au texte. Cela s’explique aussi par le fait que Théophile Gautier était grand amateur d’art : musique et peinture.
  Il a écrit sur Berlioz, Gounod, Wagner… et a même élaboré le livret du célèbre ballet Giselle.

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