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Actualites locales Moyen et Haut Verdon, Pays A3V

Les troupeaux et la Neige , les interrogations

1 Décembre 2010 , Rédigé par verdon-info Publié dans #La-Mure-Argens

La neige et les brebis

 

La chute prématurée des premières neiges a surpris bien du monde . À la Mure Argens, plusieurs personnes s'inquiètent pour la pâture et l’alimentation des troupeaux qui sont toujours à l’extérieur malgré le temps très maussade. Les moutons ont bien des difficultés pour se nourrir convenablement sous ce manteau blanc qui recouvre la verdure. C’est surtout inquiétant pour les brebis ayant des agneaux ce qui risque d’augmenter le taux de mortalité et de nuire à la productivité de l’entreprise agricole.

 

Il est tout à fait compréhensible de supposer qu’il n’est pas simple de changer de pâturage et trouver des locaux pour mettre à l’abri tous ces animaux. Il est aussi vraisemblable qu’une neige si précoce n’avait pas été prévue et que la pâture avait été programmée pendant encore quelques semaines sur les champs de la commune de la Mure Argens. Prévoir un déplacement, anticiper l’endroit, et changer vraisemblablement de département n’est pas simple, cependant il faudrait au minimum apporter de la nourriture aux animaux, ce qui semble ne pas être vraiment le cas pour l’instant.

 

Certains ont même vu un autre troupeau qui était aussi jusqu’à hier en herbage à l’extérieur (mais quel herbage ?), c’était encore moins compréhensible puisque ce propriétaire a logiquement des bâtiments à disposition (bergeries) sur la commune ; en ce jour (30 novembre 2010) ils ont donc regagné leur enclos intérieur alimenté en nourriture fourragère, ce qui reste dans la conception normale du travail des bergers et éleveurs qui doivent logiquement préserver leur bétail s’ils veulent une bonne production et des animaux en bonne santé. Le berger pourra éventuellement, si le temps le permet, remettre, avec facilité, le troupeau aux pâturages et ainsi rentabiliser sa production d’herbe verte. Bien qu’à mon avis personnel, cette herbe a perdu une grande partie de ses qualités nutritives et un apport en fourrage devrait être fourni.

 

Les problèmes de gestion et d’organisation restent semble-t-il d’actualité chaque année. On remarque quelques éleveurs, bien sûr pas la majorité, qui ont des difficultés à mener à bien une bonne gestion de leur troupeau. Il faut remarquer que le nombre d’éleveurs à tendance a diminuer mais pas le nombre de moutons.

 

La chambre d’Agriculture des Alpes de Haute Provence, nous précise que : «L'augmentation de la taille des troupeaux est permise par la libération de terres des petites exploitations qui arrêtent faute de successeurs ». Ces augmentations sont nécessaires aux éleveurs pour le maintien de leur revenu. Cependant, elles accélèrent le processus de désertification de certaines zones. L'effectif ovin départemental est de 215.000 brebis en fin d'année 2004, ce qui place le département dans les 10 premiers français. Par contre, le nombre d'éleveurs ne cesse de diminuer. Ils étaient près de 1.300 en 1977 et guère plus de 700 éleveurs en 1993.»

 

En restant dans la logique, il est bien sûr très difficile de mener à bien cette entreprise avec les difficultés actuelles de la production ovine. Avec une augmentation du troupeau et souvent la même main-d’œuvre, le travail ne paraît pas aisé. Ce n’est pas vraiment un scoop mais, sans les primes, vraisemblablement une grande partie des éleveurs auraient disparu.

Cependant au vu de certains comportements pas très professionnels, il semblerait que des éleveurs fassent passer l'appât du gain (prime européenne= augmentation du cheptel= augmentation de revenu) avant la conscience du travail bien fait.

 

Toutefois, il faut aussi mettre en avant, pour rester dans une note positive, le remarquable travail de la plupart de nos éleveurs qui effectuent avec professionnalisme la gestion de leur cheptel, malgré les aléas quotidiens.


Reportage:

Les élèvent du collège de Castellane sont aller visite une ferme a Robion, un beau reportage avec des photos à l'appuis nous montre le travail et l'amour des animaux de la famille Martin. Le reportage est visible sur le site du collège c'est ici

 

Quelques informations complémentaires sur les primes

 

Aide aux ovins et aide aux caprins pour la campagne 2010


A la suite de l’accord sur le bilan de santé de la PAC, le règlement (CE) n 73/2009 du Conseil du 19 janvier 2009 a établi des règles communes pour les régimes de soutien direct en faveur des agriculteurs dans le cadre de la PAC.
En application de l’article 68 de ce règlement, la France a choisi de soutenir les productions ovines et caprines structurellement fragiles en mettant en place, à partir de la campagne 2010 une aide aux éleveurs d’ovins et de caprins.

La mise en place d’un soutien à un secteur donné au titre de l’article 68 nécessite le découplage préalable des aides préexistantes. Ainsi, la prime à la brebis (PB) et la prime supplémentaire (PS) sont intégralement découplées à compter de la campagne 2010.


Période de dépôt des demandes d’aides aux ovins ou aux caprins


Les demandes d’aides aux ovins ou aux caprins  doivent être déposées ou réceptionnées à la direction départementale chargée de l’agriculture dont relève le siège de l’exploitation entre le 1er janvier et le 1er février 2010. La période de dépôt tardif, fixée réglementairement à 25 jours calendaires, court du 2 au 26 février 2010. Ainsi, toute demande qui parvient à la direction départementale chargée de l’agriculture à partir du 27 février 2010 et ce, pour quelque raison que ce soit, est irrecevable.


Engagement des effectifs d’ovins et de caprins

Les agriculteurs doivent engager, pour bénéficier de l’aide aux ovins ou de l’aide aux caprins, respectivement au moins 50 ovins éligibles ou 25 caprins éligibles. Sont considérées éligibles les brebis ou chèvres correctement identifiées qui ont mis bas au moins une fois ou qui sont âgées au moins d’un an.
Les animaux éligibles à l’aide doivent être détenus pendant une période de 100 jours consécutifs à compter du lendemain du dernier jour de la période de dépôt des demandes d’aide soit du 2 février au 12 mai 2010.
Au-delà du remplacement d’animaux engagés par des animaux éligibles au cours de la période de détention, le remplacement, pendant cette période, de brebis ou de chèvres engagées à l’aide par des agnelles ou des chevrettes est possible à condition notamment que leur identification soit intervenue dans les 7 jours suivant leur naissance. Le nombre de remplacement effectué par des agnelles ou des chevrettes est limité à 20 % du nombre de brebis ou de chèvres engagé à l’aide.



Montant de l’aide


L’aide aux ovins et l’aide aux caprins bénéficient d’une enveloppe globale annuelle de 135 millions d’euros. Elle est répartie en deux sous-enveloppes, l’une de 125 millions d’euros consacrée à l’aide aux ovins et l’autre de 10 millions d’euros pour l’aide aux caprins.
Le montant unitaire de l’aide par ovin et par caprin est déterminé à l’issue de la campagne, après instruction des dossiers. Le montant de chaque aide n’est pas différencié selon le type de l’animal, allaitant ou laitier. Par contre, le montant unitaire de l’aide est majoré en 2010 dans les situations suivantes :

  pour les bénéficiaires de l’aide ovine, lorsque les éleveurs sont adhérents, au plus tard au dernier jour de la période de dépôt de la demande d’aide, à une Organisation de Producteurs (OP) commerciale reconnue pour le secteur ovin par le ministère en charge de l’agriculture ou lorsque les éleveurs ont conclu, dans les mêmes délais, un contrat avec un opérateur de l’aval correspondant au contrat type élaboré par l’interprofession ;

  pour les bénéficiaires de l’aide caprine, lorsque les éleveurs sont adhérents, au plus tard au dernier jour de la période de dépôt de la demande d’aide, au code mutuel caprin ou au guide de bonnes pratiques d’hygiène (GBPH).

L’octroi de l’aide est indépendant de tout dispositif de droits à primes. Les droits à prime ovins qui existaient jusqu’en 2009 sont donc totalement supprimés.




En 2010, pour l’aide aux ovins, le montant de l’aide de base est fixé à 21 euros et celui de la majoration à 3 euros. S’il est constaté un dépassement de l’enveloppe destinée à l’aide ovine, un coefficient stabilisateur est appliqué sur le montant de l’aide de base. A contrario, s’il est constaté une sous-consommation de l’enveloppe, le montant de la majoration sera alors augmenté.
Pour le calcul de l’aide au secteur caprin, le montant unitaire de l’aide est déterminé en effectuant le quotient du montant de la sous-enveloppe par le nombre d’animaux éligibles à l’aide, compte-tenu d’une majoration de l’aide de 3 euros.
L’aide aux caprins est limitée à 400 chèvres éligibles par exploitation, plafond auquel s’applique la transparence pour les GAEC (nombre de parts PAC à la date limite du dépôt de la demande d’aide).
Cette aide est soumise à une modulation de 8 % en 2010.

Paiement de l’aide

L’Agence de services et de paiement (ASP) effectue le paiement à compter du 1er décembre 2010, lorsque tous les justificatifs ont été fournis et les contrôles réalisés. Tous les paiements doivent être effectués au plus tard le 30 juin 2011. 
Déclaration de surfaces

Tous les éleveurs qui demandent l’aide aux ovins ou l’aide aux caprins et qui disposent de surfaces agricoles doivent déposer une déclaration de surfaces au plus tard le 17 mai 2010. En cas d’absence de dépôt de déclaration de surface, une réduction de 3 % est appliquée sur chaque aide directe demandée.

 

L'espace Verdon info a été créé pour le partage d'informations sur les communes, associations... Sur certains billets, des  photos , des vidéos,  des audio et  des textes sont mis en ligne pour plus de convivialité. Cependant si des personnes sont opposées à certaines publications,  ou si certaines informations s'avèrent erronés, il suffira de m'en informer en le notifiant directement sur le billet avec le  commentaire, ou par mail ; je ferais mon possible pour y remédier ,   merci de votre compréhension.


Je vous souhaite bonne visite sur cet espace , le webmaster


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