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Actualites locales Moyen et Haut Verdon, Pays A3V

Fête du pays paysans , projection de films par l’Association Maison de la Transhumance

9 Juin 2008 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Pays A3V




Pascal fabre, ingénieur d’élevage, de L’Association Maison de la Transhumance la qu’elle  a fêtée ses dix années d’existence en 2007, et finalisera  l’installation de la Maison de la Transhumance dans la bergerie du Domaine départemental des Aulnes (Saint-Martin-de-Crau), prévue désormais à l’automne 2009. Voir le site internet pour plus d’information.

Pascal Fabre est venu présenter deux films à l’occasion de l’animation du pays A3V (pays paysans) à Colmars le 30 mai 2008 à la salle polyvalente de Colmars les Alpes .

Deux films ont pu être visionné (1958 et 2003) ce qui a permis de voir  en autre l’évolution du métier de berger. A l’issus des projections un petit débat sera mis en place par Pascal Fabre  (question-réponse) sur les nouvelles conditions et contraintes des bergers aux XXI siècle et notamment à été soulevé  la problématique de l’introduction du loup dans certains espaces et les contraintes et conséquences qui en découlent.

 


Quelques informations


Le terme "PASTORALISME" désigne l'ensemble des pratiques d'élevage et d'organisation du territoire liées à l'utilisation des espaces naturels pour le pâturage des troupeaux.

En Provence-Alpes-Côte d'Azur, le pastoralisme fait partie des plus longues traditions de la région. Il n'a aujourd'hui rien perdu de sa vitalité, tout en se modernisant et en s'adaptant aux conditions contemporaines. Il concerne la quasi-totalité des exploitations d'élevage ovin et une forte proportion des élevages bovins.

LES ESPACES PASTORAUX PARTOUT PRESENTS
   
Garrigues et maquis, massifs forestiers, landes et alpages, les espaces naturels pâturés sont présents dans deux communes sur trois ; ils couvrent 750 000 hectares, soit près d'un quart du territoire régional, depuis le littoral méditerranéen jusqu'à la haute montagne des Alpes du Sud. On les trouve parfois intégrés aux surfaces des exploitations ; mais ils sont le plus souvent localisés à proximité ou encore à distance plus ou moins éloignée. Ce sont alors les transhumances qui en règlent l'utilisation.

TRANSHUMANCE ESTIVALE, UN PHENOMENE DE GRANDE AMPLEUR
La transhumance d'été porte les images les plus fortes du pastoralisme régional. Elle déplace et regroupe les troupeaux en grandes unités, pour rejoindre avec leurs bergers l'herbe fraîche des alpages pendant les trois à quatre mois “d'estive.”
Phénomène massif et généralisé à tous les départements, la transhumance à destination des alpages des Alpes du Sud concerne ainsi 550 000 ovins et 24 000 bovins, sans compter chèvres et chevaux.
S'y ajoutent encore 140 000 ovins, qui transhument jusqu'aux alpages des Alpes du Nord, en Isère, Savoie ou Drôme.
   

LES AUTRES TRANSHUMANCES, PLUS DISCRETES
Moins massives, elles prennent des formes multiples tout au long de l'année, en adaptant le déplacement des troupeaux aux ressources offertes par toute la diversité des espaces naturels de la région. Il y a ainsi des transhumances hivernales conduisant par exemple des troupeaux ovins ou bovins montagnards dans les massifs forestiers du littoral, le plus souvent avec des engagements d'entretien pour la prévention des risques d'incendie. Il y aussi des transhumances de printemps ou d'automne, quand, entre zone littorale et alpage, les troupeaux utilisent durant quelques semaines des sites de pâturage en secteurs intermédiaires de collines et plateaux.
Le mot transhumance intègre deux informations, "trans" (au-delà) et "humus" (le pays), car le voyage qu’il désigne conduit au-delà du territoire d’origine.
C'est une forme de vie pastorale étroitement associée aux régions à climat méditerranéen.
Elle permet de palier à la sécheresse qui sévit l'été et jaunit les maigres pâturages des plaines.
Dés le mois de juin, les troupeaux gagnent alors les montagnes les plus proches, où l'herbe renaît après la fonte des neiges. Ils en reviendront entre septembre et novembre, avant que la neigene les recouvre de nouveau.
 
LA TRANSHUMANCE
La transhumance fait partie du patrimoine provençal. Historiquement, elle a tracé son propre réseau routier, “les drailles” ou “carraires”, qui furent les premières voies de communication entre les plaines de Basse Provence et les montagnes alpines. Tout en s’adaptant aux évolutions de la société, les éleveurs ovins ont su conserver le caractère naturel et authentique de l’élevage de Provence, dont la clé de voûte reste la transhumance. Ainsi, en Provence-Alpes-Côte-d'Azur, celle-ci demeure un phénomène économique et social considérable.
 
DE MULTIPLES FORMES DE TRANSHUMANCES
La transhumance dite "hivernale" est pratiquée par certains troupeaux des exploitations montagnardes, qui viennent passer l’hiver dans les plaines ou massifs forestiers littoraux de Basse Provence.
La transhumance dite "locale" désigne la montée en “estive”, sur des alpages de proximité, des troupeaux des communes de montagne ou des zones de piémonts.
La "grande transhumance estivale" relie à longue distance les basses plaines provençales et le littoral méditerranéen aux pelouses alpines. Des systèmes d’élevage extensifs.
 


Des races rustiques :
la transhumance garantit des productions (viande, laine) de grande qualité, rythmée par les cycles naturels de l’herbe et de l’animal. Les troupeaux sont composés de races dites "rustiques": mérinos d’Arles, préalpes du sud, mourérous, issues de longues et patientes sélections, adaptées désormais aux longs déplacements et à des conditions de climat et d'alimentation difficiles.
Des produits de qualité
La viande issue d’ovins transhumants est de très bonne texture.
Les agneaux reçoivent une alimentation naturelle et équilibrée, basée essentiellement sur l’apport du lait maternel. Du fait, aussi, d’un excellent équilibre muscle/gras, son arôme et sa saveur sont exquis. Pour répondre à la demande accrue des consommateurs en matière de sécurité alimentaire, de traçabilité, de garantie d’origine et de mode d’élevage, les éleveurs ont fait le choix d’une production sous signes officiels de qualité.
D’autres initiatives locales spécifiques aux élevages transhumants ou montagnards existent également : Agneau des Estives (Alpes-Maritimes)…
Le pays d’estivage traditionnel est représenté par les Alpes de Provence (Mercantour, Ubaye, Haut-Verdon…) et les montagnes méridionales du Dauphiné (Vercors, Briançonnais). Avec le développement du transport par chemin de fer puis par camion, les troupeaux gagnent aujourd’hui également l’Oisans et la Vanoise.
De nos jours, la plupart des cheptels sont en effet transportés dans des bétaillères pouvant contenir, sur trois ou quatre étages, près de 400 têtes. Seuls certains troupeaux, représentant environ 75 000 têtes, qui hivernent dans le Var, les Alpes-Maritimes ou les Alpes-de-Haute-Provence, continuent de cheminer à pied vers les alpages les plus proche.

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