Information sur les variations du Lac de Castillon

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Le lac de Castillon est un lac de retenue, le premier d’une série de cinq lacs (Castillon, Chaudanne, St Croix, Quinson ,Gréoux Esparon,) , échelonnés sur le parcours du Verdon (long d’environ cent soixante quinze kilomètres). Son rôle est triple :

régulateur de crue, il absorbe les pluies d’automne et au printemps la fonte des neiges, conjuguée parfois avec des épisodes pluvieux,

c’est un réservoir pour les remplissages des lacs situés en aval, lacs qui alimentent le canal de Provence,

c’est un barrage qui produit de l’énergie électrique, qui peut être mise en service rapidement (contrairement à celles des centrales thermiques et nucléaires )et répondre ainsi à des besoins urgents.

La côte maximum de 880 NGF (Nivellement Général de la France, repéré par rapport au niveau de la mer) est en réalité ramenée à 879, une nouvelle côte à 878,50 étant actuellement à l’étude (à la demande des pratiquants des sports d’eau vive à l’aval de Castellane) dans le cadre du SAGE Verdon.

Cette nouvelle côte est acceptée par les communes de St André les Alpes et Castellane car cela entraîne une diminution des zones humides. Elle constitue un préjudice certain pour le maintien du réservoir biologique situé en queue de retenue du lac, zone d’herbiers en eau formée courant juin, favorable au développement des frayères et donc pour les activités halieutiques.

Le remplissage estival répond à la côte de compatibilité touristique souhaitée par les communes. Le SAGE Verdon en cours d’élaboration devra tenir compte des préoccupations des différents utilisateurs de la ressource (EDF, Agriculture, Communes, Pécheurs, Sports d’eau vive…).

 

Quelques informations sur le SAGE dans la fenêtre ci-dessous


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En 2007, exceptionnellement, en prévision des travaux effectués sur le barrage de Chaudanne du 16 octobre au 30 novembre, la baisse du niveau a été particulièrement rapide et son importance (moins 20 mètres environ) n’a pas dépassé celle des années courantes où le lac se retire après le deuxième tunnel ou plus loin encore. Malgré ce marnage important la surface du lac et le volume d’eau restent largement suffisants pour ne pas compromettre la survie des espèces piscicoles présentes.

Que les pêcheurs se rassurent : le poisson n’est pas menacé par les variations de niveau, alors que les débits très faibles des cours d’eau qui réduisent considérablement les surfaces en eau et concentrent la pollution, constituent en rivière, un préjudice certain pour le maintien des populations piscicoles.

Le problème du marnage réside dans la découverte de larges plages de boue ou de pentes caillouteuses abruptes qui rendent difficile l’accès au bord de l’eau.  Il faut rappeler d’autre part qu’à l’exception des carnassiers (brochets, truites, sandres) les autres espèces ne sont pas très actives en saison froide.

Rappelons également qu’il n’est plus question de vidange totale du lac, des moyens techniques modernes permettant d’évaluer les risques au niveau du barrage et des vannes et d’effectuer les réparations qui en résultent .

 

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Commentaires

Bonjour Christian Merci pour les informations, cela lèvent les inquiétudes André
Commentaire n°1 posté par Dartois André le 21/02/2008 à 09h11

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