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La page poésie d'Odile : Le Chat

27 Août 2020 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La page poésie d'Odile  : Le Chat

Quelques mots sur la page poésie « Le chat »

Pour ce dernier tableau consacré au chat, thème choisi par ma petite-fille pour cet été 2020, je suis revenue à Baudelaire avec ce magnifique poème plein de douceur et de subtilité. Sous l’amour du chat se cache l’amour de sa maîtresse et la passion qu’elle lui inspire. On y retrouve les leitmotivs du parfum de sa chevelure et du timbre de sa voix, thème récurrent chez Baudelaire. Il adore Jeanne Duval, les chats, les parfums, tout se mêle donc ici dans un mélange énivrant, fidèle aux Correspondances qu’il affectionne. (« Les sons et les parfums tournent dans l’air du soir »). Ce poème est particulier dans le sens où les vers sautent d’une strophe à l’autre avec souvent inversion du sujet, ce qui donne un aspect sophistiqué et un peu difficile à appréhender. Moi j’aime, mais les inversions ou renvois rendent un texte moins accessible. « Il n’est pas d’archer qui morde …et fasse plus royalement chanter… que ta voix, chat mystérieux… » la fin de la phrase se trouve après 3 vers, ce qui n’est pas facile à lire. Pour moi, la sophistication du style est sciemment liée au raffinement du chat, animal subtil et mystique par excellence. Le poète emploie les termes « séraphiques, ange, fée, mystérieux, empire » c’est bien qu’il compare le chat à un prince, même à un être quasi divin, tout du moins sorti d’un monde ésotérique. Observez les termes liés aux yeux du chat : « aimant, fanaux (lanternes), opales, feu, clair, vivantes », alors que pour lui-même, il dit simplement « mes yeux ». On voit bien ici l’opposition entre lui, l’humain, et le divin, le chat.

Pour les tableaux, difficile de trouver l’égal d’un poème si parfait. J’ai choisi Wilhem Schutze surtout parce que ma petite-fille a beaucoup aimé ses représentations de chats. Ce peintre allemand du XIXème siècle a représenté de nombreux enfants ou femmes avec chats, de façon très tendre ; je pense que Baudelaire (plus âgé car né en 1821 et Schutze en 1840, mais son contemporain), a dû aimer ses peintures car elles correspondent bien à la passion quasi amoureuse qu’il porte à nos doux petits félins. Il ne faut pas le confondre avec Johann Wilhem Schutze -ce que j’avais fait, mea culpa-, un peintre homonyme, également du XIXème siècle.

Un petit mot sur Jean-François (plus exactement François-Jean) Garneray, car il était français, cocorico ! et, de plus, élève et collaborateur du peintre David, ce qui n’est pas rien. On lui a même restitué des œuvres que l’on avait attribuées par erreur à David, c’est tout dire !!! Dans le sourire et la position de son jeune-homme au chat on retrouve quelque chose du petit garçon au chat de Schutze, ce dernier l’aurait-il imité ?

La page poésie d'Odile  : Le Chat

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