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Actualites locales Moyen et Haut Verdon...

Les Bravades : un peu d'histoire locale

2 Mai 2020 , Rédigé par verdon-info Publié dans #La-Mure-Argens

 

La Mure, St André les Alpes : Les Bravades

Au fil du temps, et selon les lieux, la bravade  a pu traverser le temps  et s’est transformée en fêtes et jeux : luttes, courses, poursuites, simulacre de combats…

Aux XIX et début du XX siécle  les bravades pouvaient être  le combat à coups de pierre, de mottes de terre, de fruits, d'objets divers, ou le défilé avec jets de pétards, décharge de mousqueterie, jeunes gens costumés et armés de tromblons.

Sous l'égide d'un saint patron, un combat rituel pouvait opposer deux factions rivales, symbolisant deux options possibles . Le jeu rituel peut se faire aussi entre paroisses voisines.

Dans certains cas la confrontation peut devenir trop violente, causant mort d'homme, nécessitant l'intervention du préfet. 

De nombreuses villes (Sisteron, Castellane, Draguignan...) avaient un Corps de Bravade, commandé par un capitaine nommé pour un an, et qui avait tout pouvoir pour organiser la fête suivante. Ces animations se sont ensuite assagie pour donner lieux à des rencontres plus amicales et moins combatives tout en gardant en mémoires l’histoire et l’art théâtral en y associant la tradition de la procession et la sortie du saint patron du village ou la sainte patronne comme notre Dame de la Fleur ou la vierge à la Mure. La bravade a disparu  dans de nombreux villages comme à La Mure et à St André les Alpes dont nous avons des souvenirs photographiques. La bravade de St André les Alpes avec le rassemblement  important à la gare de St André les Alpes qui daterait de 1898. Une autre montre les barricades dans les rues du village et certains anciens m’en avaient parlé avec nostalgie. 

Les spécialistes de l'histoire de st André les Alpes peuvent nous donner des informations complémentaires sur ce sujet
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Marie Maurin en parle aussi dans ses mémoires , nous avons des photos de la bravade en 1934 avec quelques costumes encore et une de la course aux ânes qui avait lieu  lors de la fête patronale du 15 août. La procession avec la sortie de la vierge, suivie par l’orchestre et la chanson de la Mure, a elle, été sauvegardée plus longtemps. Elle sera effective chaque année jusque dans les années 80. Par la suite , ce sera moins régulier avec des aménagements qui n’auront pas l’approbation des puristes avec la sortie la nuit avec les lampions. Elle est moins présente  ensuite faute de motivation collégiale , puis  revient ponctuellement si les volontaires féminines sont trouvées à la sortie de la messe pour porter la vierge . Par contre, l’organisation avec la musique de l’orchestre où la fanfare est souvent absente actuellement. Cela reste surprenant pour certains amoureux de l’histoire locale. Il semble que tout ne soit pas perdu, il faut juste un semblant d’organisation pour que cette tradition fonctionne et sans aucun doute donne de la joie à de nombreux villageois.   

Les Bravades : un peu d'histoire locale
Les Bravades : un peu d'histoire locale
Les Bravades : un peu d'histoire locale
Les Bravades : un peu d'histoire locale

Un peu de souvenir sur les bravades de la Mure, texte de Marie Maurin  

La bravade, manifestation formée par les hommes capables de tenir un fusil, était une fête civile et religieuse ; ces messieurs, vêtus d’uniformes, armés  de hallebardes, sabres, fusils, tambours, accompagnaient la procession de la vierge  qui se déroulait à travers le village, de l’église à la chapelle Saint-Joseph. C’était la famille Pascal qui détenait les armes et  les uniformes de la bravade ; elle les louait au village voisin.Les derniers descendants de cette famille les ont vendus à la brocante il y a une vingtaine d’années, vers 1970. Pendant cette journée du 15 août,  on pouvait apprécier tour à tour les cantiques religieux, les   salves de coup de fusil,  les battements de tambours… ; ensuite,  c’était l’aubade aux autorités et  l’apéritif à la chambrette ; puis un grand repas réunissait parents et amis. Dans l’après-midi, des jeux se déroulaient sur les aires :  course aux ânes, mât de cocagne, concours de chant,  jeu des marmites etc. Tout se terminait  par le bal populaire avec le phonographe,  les farandoles effrénées à travers les rues. Le lendemain, se déroulaient  les concours de boules. 

Anecdote guerrière 

Au début du siècle, les habitants de la Mure coopéraient avec ceux  de Saint-André. Le pont d’Issole délimitait  les deux communes ; une croix en fer servait de témoin et ,souvent, des bagarres  éclataient de part et d’autre. La guerre de 1939 a mis fin  à cette rivalité de clochers. Les gens de la Mure étaient surnommés “les mauvais poils” à cause de leur esprit buveur et bagarreur , ceux de Saint André “tête de veau” à cause des notables (notaire, huissier, le juge de paix, le  curé doyen etc.)

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