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La page d'Odile: Liste de mes thrillers préférés : Top three

25 Mai 2020 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La page d'Odile: Liste de mes thrillers préférés : Top three

Liste de mes thrillers préférés : Top three

                    Mis à part les 2 premiers, le classement est difficile !

 

1.Bussi Michel : Nymphéas noirs

2.Carrisi Donato : Le chuchoteur

Chattam Maxime : Que ta volonté soit faite ; Le coma des mortels

3.Grangé Jean Christophe : Le vol des cigognes, les rivières pourpres

Grebe Camilla : L’archipel des larmes

Indidason Arnaldur : Les nuits de Reykjavik

King Stephen : The Thing

Minier Bernard : Glacé

Tilliez Frank : Puzzle (et toute la série de Frank Sharko)

3.Vargas Fred : L’homme à l’envers ; Pars vite et reviens tard

 

Mon coup de cœur

Pour ceux qui ne dédaignent pas Wikipédia -je sais que certains n’apprécient pas ce collectif et ne jurent que par Larousse et consorts, ce qui est tout à leur honneur- : « Le thriller (anglicisme, de « to thrill » : frémir) est un genre artistique utilisant le suspense ou la tension narrative pour provoquer chez le lecteur ou le spectateur une excitation ou une appréhension et le tenir en haleine jusqu'au dénouement de l'intrigue ». 

Personnellement cette définition me satisfait pleinement. Ce genre littéraire très utilisé dans le roman policier, et donc dans le cinéma (« film à suspense » en français), présente des niveaux très différents qui peuvent varier du polar à suspense, que je qualifierais de « soft » comme ceux de Michel Bussi ou même Mary Higgins Clark et Pierre Magnan, jusqu’ au livre d’horreur, genre Stephen King, en passant par Fred Vargas. Magnan, s’il navigue dans les eaux troubles du polar régional bien marqué en terroir, ne néglige pas le suspense, et Fred Vargas, mêle à ses romans une touche de fantastique toujours originale dans un style narratif plutôt littéraire. Son personnage récurrent le commissaire Adamsberg est très attachant. A chacun son registre donc ! Le thriller peut être simplement un récit dont le but est de faire frémir d’horreur, dans ce cas, le style est souvent un peu oublié par le lecteur, si ce n’est par l’auteur lui-même. Pour ma part le style du narrateur prend toujours une part importante. C’est pour cela que je classe en number one le « Nymphéas noirs » de Michel Bussi. Dans son roman, le suspense intense ne nuit absolument pas à la poésie. 

Pourtant j’ai souvent ressenti des coups de cœur à la lecture d’un bon thriller, notamment le premier à me donner des sueurs froides : « Puzzle » de Frank Tilliez ! Jusqu’alors je ne m’étais frottée qu’aux policiers gentillets de Mary Higgins Clark ou Pierre Magnan, que j’ai toujours adorés certes, mais qui ne me faisaient pas forcément hérisser les poils d’effroi pendant mes lectures nocturnes. Aussi, lorsque mon fils m’a offert ce livre, j’ai eu une révélation : non je n’étais pas allergique à ce genre de littérature, mieux : j’y avais pris le goût du frisson ! A tel point que toute la série du commissaire Sharko y est passée et que j’ai enchaîné sur Chattam, Grangé, Minier…et les autres. Je me suis souvenu, qu’en des temps fort anciens dans mon plus jeune âge, donc, j’avais été époustouflée par The Thing de Stephen King et me suis finalement demandée pourquoi j’avais si vite abandonné la partie. Trop jeune pour affronter l’innommable sans doute !

Avec Donato Carrisi : sublime découverte. Je croyais avoir atteint le summum en refermant Le chuchoteur aux multiples intrigues sophistiquées et imbriquées les unes dans les autres mais impeccablement ficelées.

Mais, comme par le fruit du hasard, le roman suivant m’a fait revoir l’échelle de valeur de mon hit perso : en effet, le petit dernier en date était un Bussi. J’avais déjà beaucoup apprécié les précédents mais surprise : autre révélation avec Les Nymphéas noirs ! Je m’étendrai quelques lignes sur celui-ci qui m’a emballée au plus haut point. 

Impossible de raconter une histoire qui telle une tresse s’enroule sur elle-même. Trois rubans qui s’entortillent en une natte de plus en plus serrée jusqu’à ce qu’on ne voie plus la séparation des mèches…Trois récits en un, trois visages de femmes qui se superposent, trois prénoms…qui virevoltent eux aussi entre diminutifs, surnoms et noms d’emprunt. Des meurtres horribles sans être trop sanglants, des meurtriers invisibles sans être introuvables, des victimes innocentes sans pour cela être sans taches. D’allers-retours entre passé et présent, de rebondissement en rebondissement, l’intrigue surprend, émeut, touche au plus profond pour finir en apothéose. Un enchantement malgré le crime et la mort omniprésents. 

Comment peut-on arriver à un tel paradoxe ? Comment ne pas embrouiller le lecteur qui saute de flash black en remake ? C’est souvent le cas dans certains thrillers, même puissants, où l’on n’arrive plus à tenir le fil et où l’on finit par lâcher l’intrigue.

La recette ? D’abord la situation. L’histoire se passe à Giverny dans l’environnement du peintre Monet, dans son jardin et même sa maison ! Végétation luxuriante et parfums enivrants à toutes les pages qui sentent le jasmin et la rose ; ruisseau et étang aux nymphéas, paysages impressionnistes et poésie fleurie, on s’y croirait ! 

Ensuite la dimension culturelle : peintures, couleurs, musées, même un chouïa de la biographie du grand homme, un peu de culture ne peut pas faire de mal, même dans un thriller. 

Et enfin l’histoire elle-même, la trame, les détails, l’intrigue, la psychologie des personnages, attachants, bouleversants, rien ne manque jusqu’à l’apothéose finale qui nous fait entrer en catalepsie. Une fin digne d’Hollywood sans les chichis et les paillettes. N’oublions pas une cuillère de miel avec la douce romance en filigrane tout le long du récit, l’amour d’enfance, celui de fin de vie, et une pincée de magie fournie par le manoir aux fantômes et la vieille sorcière ! Une friandise ! A déguster de la première à la dernière ligne et… comme le cœur du moelleux fondant sous la pâte à sucre…attendez-vous au meilleur pour la fin….

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