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Conférence d'André Peyron pour l'AG de Petra Castellana

3 Mars 2020 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Castellane

Conférence d'André Peyron pour l'AG de Petra Castellana
Conférence d'André Peyron pour l'AG de Petra Castellana
Conférence d'André Peyron pour l'AG de Petra Castellana

L’association Petra Castellana avait invité André Peyron (poète-chanteur ) venu spécialement de Fréjus pour une conférence sur le journal de La Valette (04, hameau de Thorame Basse) “ La Valette et ses poilus “ pendant la Grande Guerre.

 

André Peyron remonte le temps  :

Le recensement de 1911 comptabilise 49 habitants dans le hameau de La Valette, soit quinze ménages. L’exode rural est déjà largement entamé : entre 1846 et 1911, le territoire a perdu 90 habitants, passant de 139 à 49 résidents. En 1914, dix hommes sont mobilisés : LIAUTAUD Augustin né en 1884, AILLAUD Joseph, Toussaint et François, frères nés en 1879, 1886 et 1882, MURRIS Joseph et Séraphin, frères nés en 1891 et 1894, PEYRON, Ange et Calixte, frères nés en 1891 et 1895, VIAL Baptistin né en 1895, BOYER Henri né en 1895, il est le seul homme de La Valette tué au front le 15 juin 1915. Cela faisait 20 % de la population active et à cette époque toute la vie du village reposait  essentiellement sur les possibilités physiques. Il faudra donc que les anciens et les femmes relèvent un grand défi pour maintenir le village à flot. 

Ces documents uniques nous replongent dans l’histoire et nous montrent  des implications sans faille de 4 femmes pendant que les jeunes hommes du village seront au front, pour garder le contact et leur transmettre des nouvelles de leur village et parfois avoir des retours du front . Pour réussir ce challenge hors norme pour l’époque,  il faudra des exigences de travail , des esprits créatifs et toujours positifs malgré le contexte compliqué et tragique.

Écrire un journal bimensuel à cette époque était un travail fastidieux , puisque chaque exemplaire est écrit à la main et vraisemblablement il y avait une vingtaine de feuillets recto verso pour chaque parution. Le journal aura été opérationnel d’août 1915 à mai 1918 avec 50 parutions. André Peyron nous démontre avec l’appui du visuel  l’aspect professionnel de la construction du journal. Il gardera une harmonie de construction tout au long de la parution. 

Chaque personne qui a pris connaissance du contenu reconnaît  la remarquable qualité d’écriture, du français mêlé de provençal, souvent  agrémenté de grande poésie. Il était noté en haut à gauche. Le journal était proposé à 20 centimes pour les civils, gratis pour nos pioupious ».

Les rédactrices signaient «Sœurette », « Cousinette » , «Une Payse » ou encore «Paysette »...

Pour conclure 

La conférence de près d’une heure aura captivé l’assistance et nombreuses auront été les oreilles attentives à la lecture des extraits par notre conteur et chanteur qui sait rendre vivants les mots par son agilité verbale. À l’issue de la discussion, certains évoquaient leur stupéfaction de tout ce travail , de la qualité calligraphique , de construction, de l’assiduité au fil du temps malgré tout le travail à produire dans la vie courante de cette époque. Un bien bel exemple pour notre monde actuel où tout est bien plus simple et pourtant ...    


 

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