Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
Actualites locales Moyen et Haut Verdon...

Thorame Haute Philippe Thomassin "Nous parle Vache..."

2 Août 2019 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Haut Verdon, #ASPC-thorame-Haute

Thorame Haute Philippe Thomassin  "Nous parle Vache..."
Thorame Haute Philippe Thomassin  "Nous parle Vache..." Thorame Haute Philippe Thomassin  "Nous parle Vache..."
Thorame Haute Philippe Thomassin  "Nous parle Vache..." Thorame Haute Philippe Thomassin  "Nous parle Vache..." Thorame Haute Philippe Thomassin  "Nous parle Vache..."

Une conférence sur « Quelle vacherie ? L’élevage bovin dans les Alpes du Sud » était proposée par Philippe Thomassin de l’écomusée de la Roudoule à Notre Dame du Serret  en partenariat avec l’Association du Patrimoine Culturelle de Thorame Haute.

Christophe Eugène de l’association hôte officie à la présentation de cette deuxième rencontre estivale.

Pierre Michel de la ferme Sainte Brigitte était venu apporter sa connaissance locale de l’activité bovine de son secteur géographique (Allos). On peut retrouver sur le site du Pays Gourmand une vidéo de présentation des produits de la ferme.

Philippe Thomassin Chargé de recherche nous proposait une causerie sur les bovins et leur histoire au fil du temps . Une riche conférence avec une documentation fournie pour nous expliquer l’évolution de cette espèce au cours des siècles. On peut retrouver l’ensemble de ces  travaux dans une exposition à l’écomusée de la Roudoule de Puget Rostang jusqu’au 31 décembre 2019.

 

Philippe Thomassin commence la conférence avec un retour au tout début de l’histoire de cet animal qui en a vu des évolutions, des changements, des normes, des contraintes…

Le bovin, animal civilisateur, fait partie de l’histoire des Alpes du Sud. La domestication de l’auroch, ancêtre du taureau et des bovins domestiques, aurait peut-être débuté il y a environ 9000 ans, au Proche-Orient et au Pakistan.

Dans les Alpes, l’élevage du bœuf est attesté dans l’abri de Balme-Rousse à Choranche dans le Vercors, vers 4900 avant J-C. Cependant les premiers déboisements en vue d’une exploitation pastorale ne sont attestés qu’au second millénaire. À la fin de l’âge du bronze, la mise en valeur agricole de l’étage montagnard entre 1000 et 1600 m est accomplie comme en témoignent les gravures de la vallée des Merveilles et de la Valcamonica.

 

Le bovin sera un moyen de traction et de culture au temps où le monde agricole était la base de l’économie locale et dont les souvenirs étaient présents parmi les spectateurs. Les races présentes au le début du 19eme siècle étaient plutôt locales, et très rustiques et légères et s’adaptaient facilement à l’environnement montagneux des Alpes du Sud. A cette époque déjà des crises étaient présentes, frappés par la baisse des cours des céréales et l’importation massive de farines étrangères, le monde agricole devra appliquer des changements pour survivre. Il faudra se diversifier et la production laitière prendra son essor. Le diaporama apportait des sources iconographiques sur cette évolution et toute la filière laitière qui apportait une bonne source de revenu.

 

Les choses ont bien changé depuis et la filière laitière s’est peu à peu éloignée de nos territoires. Pourtant on peut encore se rappeler que l’on pouvait aller chercher le lait chez le voisin dans les années 60-70. La mondialisation, les nouvelles normes, la concurrence des marchés… sont passés par là !!! Pierre Michel après avoir apporté un large panaché d’anecdotes historiques sur la vie agricole et laitière dans le Haut Verdon livrait son ressenti un peu amer sur l’avenir de cette agriculture et ses débouchés.

Il est vrai pour exemple qu’être obligé de parcourir 80 km aller pour faire abattre le bétail, faire plusieurs allers-retours pour récupérer l’ensemble de la marchandise et trouver un prix compétitif pour vendre en local en circuit court n’est pas simple. Il faut aussi créer une filière de clients constants.

Pour égayer ce constat un peu triste mais assez réaliste, le pot de l’amitié était proposé ce qui permettait de poursuivre la conversation. Ce qui est sûr est que le sujet a intéressé le public qui restait enchanté de ces échanges.

 

 

 

 

Partager cet article

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article