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La page poésie D'Odile ; C'est la Fête

29 Juillet 2018 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La page poésie D'Odile  ; C'est la Fête

Commentaire de la page poésie : "C'est la fête !"

Ce poème de Victor Hugo est une ode à la joie, certes, mais aussi à la lumière et la chaleur. Observez le champ lexical sur l'été, il est très important : "midi, chauffe, lueur, soleil, éblouis, brûlant, luire, fournaise, braise etc." Etranges, les digressions au milieu de toute cette animation joyeuse :  les allusions à la guerre ( "Sa grande muraille étoilée par la mitraille des prussiens") ou à la peur du gibet ("la loi, le gendarme, l'effroi...raille le poteau de l'octroi", "noir chiffonnier", "sombre tas des rois"). Cette dichotomie met en valeur ce bonheur de l'été et de la fin des travaux tout en en soulignant la fugacité. Je trouve que cela laisse un goût de malaise, alors que le sujet est léger.  J'adore les deux derniers vers qui résument le poème : "Des filles passent, couronnées De joie et de fleurs, dans les blés". Ce poème est composé d'octosyllabes, les vers que je préfère, et les rimes sont riches pour la plupart, bien entendu, c'est du Hugo ! Que du beau !

Pour illustrer cette joie et les festivités d'été, j'ai essayé de varier les tableaux, il y a tellement de façons de faire la fête ! J'ai choisi les drapeaux du 14 juillet, les forains, la fête familiale et la fête champêtre ou dans la ville, il y en a bien d'autres. Je retiens "La fête foraine" d'Albert Marquet pour lui rendre hommage, car, même s'il a été célèbre de son vivant, il est peu connu du grand public, sans doute à cause de sa timidité ( il est complexé par son physique et les moqueries -"l'Englishe"-, et se met peu en avant). Né à la fin du XIXème siècle il s'est tout de même lié avec Matisse qui l'a heureusement pris sous sa protection. On le dit "inclassable", mais moi j'aime beaucoup ce "peintre de l'eau" (ou "peintre du temps suspendu") qui a observé avec avidité le port de Bordeaux dont il est originaire, les jeux du ciel et de l'eau, les mouvements des bateaux ou sur les quais. Il a peint surtout ses voyages et donc des paysages. Dessins épurés, lignes horizontales et verticales, (sans pour autant s'approcher du cubisme), couleurs vives, on le classe plutôt dans l'expressionnisme, ou le fauvisme, arrêtez-moi si je dis une bêtise, je trouve qu'il a un petit air de Munch, mais en plus gai, ce qui n'est pas difficile. On l'apparente plutôt à De Vlaminck, je vous laisse juge. Moi j'aime !     

La page poésie D'Odile  ; C'est la Fête

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