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La Page poésie d'Odile : "Le printemps est arrivé..."

24 Mars 2018 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

 La Page poésie d'Odile  : "Le printemps est arrivé..."

 

Commentaire de la page "Le printemps est arrivé..."

Oui, je sais, j'ai déjà fêté le printemps avec Claude Monet, mais comment faire autrement ? Le "peintre jardinier" est celui qui vient immédiatement à l'esprit quand on évoque ce thème...Presque tous les peintres ont célébré les fleurs et le renouveau, mais il faut avouer que les couleurs vives ou pastels, les touches de lumière et de verdure de Monet sont inégalables, elles sont fraîches et parfumées.

Quant aux textes que j'ai choisis pour la nouvelle saison, ils sont eux aussi plein de fraîcheur, odorants, ils parlent d'amour entre les lignes, ils personnalisent la nature au printemps, le regain de la végétation et de l'amour. Je vous recommande de lire en entier celui de Musset qui est très long*, je le trouve parfait de musicalité (j'adore "les grelots"), de fluidité. L'hésitation du temps entre mars et avril est traduit par un balancement du rythme et une opposition des termes "frileuse, inquiet, pluie, craigne"/ "éclore, sourire, soleil, fleurs", il est d'ailleurs résumé en une phrase : "Le vent, la pluie et le soleil s'y disputent l'empire". En bref on dirait une valse, sans doute pour plaire à George Sand qui adorait cette danse. 

Le poème d'Hugo balance également entre l'hiver et le printemps, la morosité et la joie, mais il est nettement moins harmonieux et plus nostalgique. Je vous entends : "Hugo pas harmonieux ?? Elle divague celle-là !" Je vais vous étonner, mais ce texte a un style haché, de nombreux enjambements, des césures déplacées (dernier vers: "ces messieurs faire avec/ces dames des manières". Le premier vers :"N'attendez pas de moi que je vais vous donner" est très dissonant à mon oreille. Pourquoi ces "fautes de goût" (là, j'exagère"), si vous voulez mon avis ces effet de style traduisent un déchirement dans l'âme d'un homme trahit par la vie, qui a envie de s'abandonner encore à l'espoir, au bonheur, mais qui n'y croit plus vraiment. Les termes sont ambigus : "vaguement attendri" (donc pas vraiment). "Vivre sans reprocher les épines aux roses", "vous n'avez pas le droit d'être absents de l'aurore"...C'est : "je t'aime, moi non plus", c'est : "je veux vivre mais j'ai envie de mourir". Bref, ce poème donne un drôle de ressenti, ce qui n'empêche pas quelques vers sublimes. (Notamment l'incantation "ô printemps (...) blanche fenêtre"               

                                                                    

 Fleurs dans le jardin de Monet                                          Printemps

                         

 

 

 

 

 

*https://www.poetica.fr/poeme-560/alfred-de-musset-a-la-mi-careme/

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