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La Page poésie d'Odile : "Home sweet home"

1 Février 2018 , Rédigé par Odile Publié dans #Image et poésie

La Page poésie d'Odile :  "Home sweet home"

Commentaire sur la page : "Home sweet home"

Cette magnifique poésie de Victor Hugo est une ode à la vie, à l'espérance ! On l'a tous apprise à l'école, tout du moins la première partie. Elle est bien différente des nombreux poèmes désespérés de Victor Hugo après la mort de sa fille. Ce qui me frappe au premier abord c'est le nombre de qualificatifs appliqués à l'enfant : des mots tout simples, parfois répétitifs : notamment doux ou douce, pur, beau, petite, tendre... Rien n'est trop beau pour qualifier l'enfant. Le champ lexical de la pureté est immense : colombe, sacrée, virginité, innocent, auréole, pur...

Ce poème est lyrique, limite dithyrambique, mais les termes employés sont si simples et émouvants qu'il n'est entaché d'aucune mièvrerie ni emphase. C'est une peinture, un tableau, qui évoque une famille réunie autour du foyer pour Noël, on y lit la paix et la joie. Les peintres qui l'entourent essaient de restituer cette atmosphère de chaleur. Nous avons la douceur de la Sainte Famille de Murillo et Stella, et de la famille unie dans l'étreinte de Gustav Klimt; la chaleur de la famille de Renoir et les portraits un peu plus académiques, guindés de Lenain et Eugène Suau. Toutes ces toiles évoquent cependant, si ce n'est la tendresse pour celles trop "posées", l'union et la paix familiale. 

Un petite anecdote sur Antoine Lenain

Nés à Laon entre 1593 et 1607, Antoine, Louis et Mathieu Le Nain sont frères et peintres. On suppose que les trois frères ont appris leur métier chez un peintre étranger , probablement flamand au vu de leur style proche de celui des émules de Breughel. Les dates de naissance sont incertaines, les registres paroissiaux ayant été détruits par les guerres.  Ils habitent ensemble à Paris, Antoine ayant été admis comme « maître peintre » à St Germain-des-Prés, il a ouvert un atelier avec Louis et Mathieu comme « compagnons ». C’est le début d’une production estimée à plus de 2 000 toiles qui leur sont attribuées.

"La famille heureuse" Louis Lenain

Où est le problème ? Et bien, outre les incertitudes sur leurs dates de naissance et leur formation, les œuvres des frères Le Nain présentent la particularité de ne pas être signées, ou - quand elles le sont à partir de 1641 - de porter le seul nom de famille  (Le Nain fecit) : sont-elles des œuvres à plusieurs mains ? Qui est le véritable auteur des toiles ? On s’interroge depuis le XVIIème siècle sur ce problème d’attribution fort délicat.

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