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Actualites locales Moyen et Haut Verdon, Pays A3V

La page poésie d'Odile : Automne Doré...

5 Octobre 2017 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

Commentaire sur la page poésie : "Automne doré"...

Quand je pense automne, je visualise immédiatement les peintures de Léonid Afremov ! C'est le champion des couleurs flamboyantes et la gamme jaune/orangé/ rouge est sa palette préférée. Impossible de passer à côté. On retrouve également, la plupart du temps, pluie et parapluies. Preuve à l'app...ui       

                                                               

Edward Munch par contre ne brille pas habituellement par le chatoiement de ses toiles qui sont souvent sombres à l'image des thèmes récurrents : souffrance et mort. La toile présentée aujourd'hui au contraire est paisible et les couleurs fauves, douces. Quant à la peinture de Tom Scott, peintre britannique du XIXème, début XXème, elle illumine l'espace avec son jaune orangé. Personnellement je trouve la pause de la jeune-femme un peu apprêtée, l'attitude manque de mouvement et surtout de naturel malgré le vent qui lui fait tenir ses cheveux et le galop du cheval vers elle. Mais ceci est une impression tout à fait perso.

Je ne vous ferai pas l'affront de présenter Lamartine et ce poème très connu sur l'automne où se retrouvent toutes les figures de style (incantations, exclamations, emphase) tous les thèmes chers aux romantiques : les pleurs, la solitude, la mort, les tourments, l'analogie avec la nature entre la fin de l'été et la fin de la vie. Le champ lexical est celui de la mort, évidemment, mais étendu au sens large de "la fin":  "Larmes, tombeau, deuils, je meurs, pleurant, adieu, mourant...". Peu importe, cela donne des alexandrins magnifiques, un peu grandiloquents, certes, mais c'est Lamartine, et la perfection époustouflante de sa plume. A noter la répétition du mot "soleil" qui représente la vie, et les antinomies, notamment dans cette strophe où les différentes saveurs s'opposent. J'adore.

 "Je voudrais maintenant vider jusqu'à la lie
Ce calice mêlé de nectar et de fiel !
Au fond de cette coupe où je buvais la vie ,                                                                             
Peut-être restait-il une goutte de miel ?"

Un autre petit texte pour la route, moins connu mais très rafraîchissant. J'adore la personnification de la pluie qui marche "pieds nus" et de  l'hiver qui "aiguise ses couteaux"...

 Septembre avait l'ardeur d'un chien roux dans les vignes
Une flamme tremblait au bord de la maison     

Maintenant, c'est le vent qui dévale les combes                                                     

Les arbres calcinés qui rongent les gazons.                  
La pluie pieds nus, la pluie rôdeuse d'avant l'aube
Marche sur les hangars et les troupeaux transis,                                                                
La fenêtre capture un vol d'oiseaux sauvages
Qui rament des forêts de bronze dans l'air gris.
Il ne restera rien que le pain, que la neige
Que le layon gelé dans le bas du côteau ;
Le ciel des quatre vents vire comme un manège
Et l'hiver, sur les grès, aiguise ses couteaux.
                                          Luc Bérimont (Rémouleur, 1954)

 

La page poésie d'Odile : Automne Doré...

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