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Actualites locales Moyen et Haut Verdon, Pays A3V

Les mots poétiques des musicales du Teillons , première édition très réussis

16 Août 2017 , Rédigé par Farigoulette Publié dans #Peyroules

Ballade acoustique à Peyroules

Samedi 12 août, j’avais rendez-vous dans ce joli village de Peyroules, au pied du Teillon, pour les 1° musicales du Teillon.

Tout est prêt, les visiteurs déambulent sous le soleil et se dirigent vers la petite chapelle dans le village, pour la première halte de cette ballade musicale. Deux chaises dans le chœur, et voilà Franck Cardon, le violoniste, et Thierry Montagne, l’accordéoniste, qui entrent en scène pour un nouveau ballet de leurs instruments, de leurs mains, de leurs doigts qui pincent, qui poussent , qui glissent sur les cordes du violon, qui déplient ou replient le soufflet de l’accordéon pour en faire sortir des soupirs qui volent vers les notes qui s’envolent du violon pour les épouser, en faire une mélodie qui enchante tous les spectateurs blottis sous cette voûte séculaire. Tous sont sous le charme, et lorsque le dernier soupir des deux instruments se délite, l’atmosphère est légère, douce,  calme, ouatée, et chacun se lève comme dans un rêve pour retrouver le soleil et le bruit ambiant.

Quelques pas durant lesquels les langues se délient, les sourires se mêlent, et nous voilà dans le quartier de la fontaine et du four, où nous découvrons une jolie scène, toute en délicatesse, comme en 1900…Françoise Patsch nous salue de son joli sourire, de ses yeux rieurs, et la voilà qui entame son récital de chansons des années 30, tantôt douces, tantôt coquines, tantôt « catcheuses » ; nous sommes transportés dans son monde d’où elle ne nous relâchera qu’au bout de l’heure  qui nous a paru bien courte.

Le soleil tape toujours, le vent a disparu, les spectateurs se retrouvent sur la place du jeu de boules, où la scène est dressée, parée de couleurs et d’instruments un peu barbares pour les non initiés.

Une surprise nous attend quand apparaît Tom Funel, petit homme de 8 ans, couvre-chef sur la tête et accompagné de son djembé rutilant ; les spectateurs attendent, et sa petite voix nous invite à entrer dans la danse de ses mains qui tapent l’instrument méthodiquement pour nous emmener dans sa danse africaine. Un vrai bonheur !

Place maintenant à « New Meeting Quartet », un quartet pas banal, puisqu’il réunit un piano avec Xavier Triviaux, une contrebasse avec Jean-Pierre Babarit, la batterie avec Jean-Luc Foukyo Dannaet, un accordéon avec Thierry Ravelli ! Dès les premières notes, nous voilà transportés à la fois dans le monde du jazz et la musique latine. Un savoureux mélange qui a permis à tous de s’évader dans la douceur, dans le suave et le percutant de ces quatre musiciens. 

La nuit avance, le froid de la montagne tombe sur notre village, on recherche la petite laine, la polaire, mais heureusement arrive sur la scène le groupe « Brasilian Love Affair », avec pas moins de 6 musiciens et une chanteuse : Philippe Pes au piano, Louis Firmin Guion aux percussions, André Micoulin au saxo, Laureen Walson à la flûte, Bruno Cesaroni à la basse, Pierre Bedouk à la batterie et pour la voix, Raymonde Mandineau, l’envoûtante…….

Les mélodies défilent tandis que les spectateurs, un peu timides, finissent par se laisser envahir par la musique et la voix, pour glisser leurs pas sur la piste devant l’estrade, esquisser un pas, puis deux, puis les pieds se délient, les corps se laissent habiter par le rythme, et la magie opère, le Brésil est à nos pieds, la samba nous emmène sous le soleil, sous la chaleur des corps et des cœurs. Les morceaux défilent pour le plus grand bonheur des spectateurs et des musiciens qui nous font partager leur passion du rythme and blues…..

Les spectateurs un peu frigorifiés, s’effacent sur la pointe des pieds, ne restent que les plus accrocs, pelotonnés sous les couvertures, dans les doudounes, un verre de café chaud ou une crêpe chocolatée dans les mains pour les réchauffer, tous se rapprochent, et « Papy Blues » Alain, Paul et Jean-Michel remplacent le Brésil sur la scène. 

Ils sont trois, chapeautés, gouailleurs, mettant sur la scène une belle touche de Louisiane, Texas, et nous voilà à nouveau ailleurs. Notre ballade acoustique se pare d’accent américain, et les mains tapent et accompagnent volontiers ces airs entraînants. Les pieds sont fatigués, et c’est sur les bancs que nous partageons la passion de ces trois hommes pour les yankees….

La lune éclaire le ciel noir, les étoiles brillent, et la fin approche quand on voit monter sur la scène Tom et son djembé pour accompagner Papy Blues, Pierre Bedouk à la batterie entre dans le rythme, puis Jean-Luc Foukyo Dannaet, lui aussi à la batterie se mêle au groupe et les voilà tous réunis pour le « bœuf final » ….

Tout engourdis du froid, les oreilles bourdonnant de toutes ces belles mélodies engrangées toute la journée, les spectateurs quittent la place enchantés et prêts à revenir l’an prochain pour de nouvelles découvertes acoustiques.

Farigoulette

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