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Actualites locales Moyen et Haut Verdon, Pays A3V

La page poésie d'Odile "Giboulées et ondées printanières"

23 Mars 2017 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La page poésie d'Odile  "Giboulées et ondées printanières"

Commentaire de la page poésie "Giboulées et ondées printanières"

 

"C'est le grand retour de mon cher Baudelaire et de son "Spleen" -un des plus forts à mon humble avis- : ce premier vers, martelé à coups de masse, je l'ai cité toute ma vie à chaque journée de grisaille, et le dernier quatrain lent comme un convoi mortuaire, noir, pesant exprime tout le malheur du monde. Un chef d'œuvre, un monument ! Amusez-vous à relever dans le poème tous les termes du champ lexical de la tristesse, vous en aurez pour un moment ! Quant à la personnification de l'Espoir et de l'Angoisse dans les derniers vers, tels deux personnages mythologiques : une trouvaille de génie ! Le joli texte de Sully Prud'homme en semblerait presque fade à côté ! Pourtant je l'aime bien, on peut entendre le pas lourd des bœufs et visualiser tout le tableau dans le vers elliptique "La terre est boue et le ciel est brouillard". Mais bon, on ne peut comparer l'incomparable.

Quant à Téophile Gauthier, toujours la perfection, la merveilleuse musique des rimes, du rythme, des mots : la poésie à l'état pur. Et au milieu de tout ce lyrisme, quelques touches simplissimes : "Rentrons". "La pluie !" "Je crois qu'il va pleuvoir" qui remettent la réalité de l'instant à sa juste place !

Pour accompagner le tout, un peu de promenade sous la pluie avec Léonid Afremov que j'appelle le peintre des parapluies, mais qui maîtrise toujours la couleur des flammes même au milieu de l'averse. Ici ses teintes orangées de prédilection sont aussi présentes,  mais contrastent avec le bleu froid de l'eau et du ciel dans cette toile partagée en deux verticalement.

 J'ai choisi aussi Van Gogh, peintre de la lumière, qui jongle ici avec ses tons favoris de jaune et orange qu'il mêle au violet pour assombrir l'atmosphère d'orage. De simples zébrures, et ses paysages de campagne deviennent pluvieux sans perdre de leurs couleurs".                                                   Odile Boetti

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