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Actualites locales Moyen et Haut Verdon...

La page poésie d'Odile : Les caresses des yeux

8 Septembre 2014 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

 

Je suis tout à fait d’accord avec ce poème d’Auguste Angellier, grand universitaire puis doyen de la faculté de Lille : ceux qui savent « parler avec les yeux » ne diront pas le contraire. Seul le regard peut dire ce qu’il est interdit d’exprimer, mais tout le monde n’en est pas capable… « Leur langage est plus fort que toutes les paroles » exact, « Les caresses des yeux sont les plus adorables » exact, « livrent des secrets autrement ineffables » exact. Mais il ne faut pas oublier que les yeux trahissent aussi bien que les paroles, il y a des moments de transparence où il vaut mieux les détourner… ou les fermer…

Les caresses des yeux

Les caresses des yeux sont les plus adorables ;
Elles apportent l'âme aux limites de l'être,
Et livrent des secrets autrement ineffables,
Dans lesquels seul le fond du cœur peut apparaître.

Les baisers les plus purs sont grossiers auprès d'elles ;
Leur langage est plus fort que toutes les paroles ;
Rien n'exprime que lui les choses immortelles
Qui passent par instants dans nos êtres frivoles.

Lorsque l'âge a vieilli la bouche et le sourire
Dont le pli lentement s'est comblé de tristesses,
Elles gardent encor leur limpide tendresse ;

Faites pour consoler, enivrer et séduire,
Elles ont les douceurs, les ardeurs et les charmes !
Et quelle autre caresse a traversé des larmes ?




Auguste Angellier.

Lagrenée (Louis)- L'amour et Psyché

Lagrenée (Louis)- L'amour et Psyché

Des amoureux en peinture nous pouvons en trouver une pléthore: qui s'embrassent, qui s'étreignent, qui sont allongées, debout, assis dans l'herbe...mais des amoureux qui se regardent il y en a très peu...Pourtant comme dit le poète cité aujourd'hui en parlant des yeux: "leur langage est plus fort que toutes les paroles"...D'où vient cette carence? Les peintres auraient-ils des difficultés à faire transparaître l'amour dans le regard, à traduire les sentiments qu'on peut y lire? Il est vrai que cela doit être terriblement difficile, les gestes sont tellement plus éloquents en image! Pourtant certains artistes ont démontré que l'expression d'un regard n'avait pas de secret pour eux, certains tableaux déjà proposés, comme par exemple "le premier bijou romantique"de Bouguereau, nous offre un regard amoureux d'une douceur ineffable! Et celui d'aujourd'hui? Qu'en pensez-vous?"

Et pour accompagner ce duo d'exception que forment Cupidon et Psyché,(encore!) voici le célèbre "Duo des fleurs" de Léo Delibes.

L'espace Verdon info a été créé pour le partage d'informations sur les communes, associations... Sur certains billets, des photos , des vidéos, des audio et des textes sont mis en ligne pour plus de convivialité. Cependant si des personnes sont opposées à certaines publications, ou si certaines informations s'avèrent erronées, il suffira de m'en informer en le notifiant directement sur le billet avec le commentaire, ou par mail ; je ferais mon possible pour y remédier , merci de votre compréhension.

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Je vous souhaite bonne visite sur cet espace , le webmaster

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Odile 08/09/2014 19:02

Merci Jean-Michel, je suis d'accord pour le duo des fleurs, c'est magique, mais je ne suis pas une fan de Loti, bien que j'aie lu Aziyadé (question de feeling)...
Non, un regard ne crie pas, mais qu'est-ce qu'il parle!

Jean-Michel 08/09/2014 12:28

Un regard ne crie pas, voilà l'important, il est capable de raconter toute une histoire en un clin d'oeil.
L'histoire de Lakmé fut écrite par Pierre Loti juste après celle d'Aziyadé, son premier roman, où les regards sont primordiaux du début à la fin. Il est attiré par les yeux verts d'Aziyadé à travers un moucharabieh de Salonique (qu'il appelle shaknisir), et ce regard continue de lui parler tout au long de leur histoire sans qu'elle ait besoin de dire un mot.
Ce Duo des fleurs est réellement parfait pour illustrer ceci, c'est un instant de grâce sans pareille qui fait partie des moments de pure musique (comme la Chanson de Solveig de Peer Gynt) qui transcende les paroles prononcées jusqu'à les rendre inutiles comme le regard rend parfois vaines les paroles qu'on aurait pu dire.