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Actualites locales Moyen et Haut Verdon...

La page poésie d'Odile : J'aime donc je suis

5 Juillet 2014 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

 

Ce texte qu’Alfred de Musset écrivait il y a plus ou moins 200 ans est terrible, d’une part par sa dureté envers les hommes et les femmes réunis, d’autre part par le vocabulaire employé qui est extrême, cela me choque de la part du doux poète que George Sand a bien fait souffrir ! Mais la deuxième partie du texte à la gloire de l’amour (et que l’on pourrait résumer par j’aime donc je suis), dévoile l’être romantique et tendre que l’on connaît. Notez l’opposition très forte entre les termes « sainte et sublime » et « imparfaits et affreux »…L’amour rachète de tout, nous rachète tous…Malheureux sont ceux qui n’ont jamais aimé, ne savent pas aimer!

"Tous les hommes sont menteurs, inconstants, faux, bavards, hypocrites, orgueilleux et lâches, méprisables et sensuels ; toutes les femmes sont perfides, artificieuses, vaniteuses, curieuses et dépravées ; le monde n'est qu'un égout sans fond où les phoques les plus informes rampent et se tordent sur des montagnes de fange ; mais il y a au monde une chose sainte et sublime, c'est l'union de deux de ces êtres si imparfaits et si affreux. On est souvent trompé en amour, souvent blessé et souvent malheureux ; mais on aime, et quand on est sur le bord de sa tombe, on se retourne pour regarder en arrière ; et on se dit :

"J'ai souffert souvent, je me suis trompé quelquefois, mais j'ai aimé. C'est moi qui ai vécu, et non pas un être factice créé par mon orgueil et mon ennui."

Alfred de Musset, 1834.

La page poésie d'Odile : J'aime donc je suis
La page poésie d'Odile : J'aime donc je suis

Pour illustrer la rédemption par l'amour, voici une toile de Gustav Klimt représentant Adam et Eve, vêtus uniquement de douceur et de tendresse...l'aspect "péché originel" est totalement laissé de côté. Sur l'autre toile, Adam et Eve apparaissent torturés par la tentation, le terrible et venimeux serpent, puis sont chassés du paradis (détail du plafond de la chapelle Sixtine par Michael Ange)...Il me semble que les deux rassemblés reflètent bien le texte de Musset: l'imperfection de l'âme humaine rachetée par l'amour...On retrouve chez Beethoven cette dualité de la violence -du tonitruant dans certaines symphonie, comme la 5ème- et de la douceur...

L'espace Verdon info a été créé pour le partage d'informations sur les communes, associations... Sur certains billets, des photos , des vidéos, des audio et des textes sont mis en ligne pour plus de convivialité. Cependant si des personnes sont opposées à certaines publications, ou si certaines informations s'avèrent erronées, il suffira de m'en informer en le notifiant directement sur le billet avec le commentaire, ou par mail ; je ferais mon possible pour y remédier , merci de votre compréhension.

Associations , Organisateurs , penser à nous prévenir , nous inviter à l'avance , autrement il reste difficile de partager votre actualité. Pensez aussi à nous fournir vos informations par courriel.

Je vous souhaite bonne visite sur cet espace , le webmaster

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Odile 06/07/2014 19:08

On ne le frôle pas (l'adynaton), on s'y vautre!

Odile 06/07/2014 19:06

Exact, ha, ha, ha! Mais c'est une liberté d'auteur! Il est plus que contrarié le Musset, il est dégoûté! C'est sûrement George Sand qui lui avait encore fait des misères en le cocufiant avec l'un(e) ou l'autre!

Jean-Michel 05/07/2014 09:57

On le sent bien contrarié, Alfred de Musset, il se laisse emporter par ses métaphores, car comment pourrait-on ramper alors qu'aucun fond n'existe pour supporter cette reptation ? On frôle là l'adynaton.