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Actualites locales Moyen et Haut Verdon...

La page poésie d'Odile :Quand je pouvais me plaindre en l'amoureux tourment

17 Juin 2014 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

Aujourd'hui j'ai choisi "La symphonie du Nouveau Monde",d'Anton Dvorak, elle n'est peut-être pas assez fluide pour accompagner ce poème d'amour, mais j'ai envie de la réentendre tout simplement, et je me dis que, finalement, elle évoque bien l'alternance de l'espoir et de la douleur qui est une caractéristique de la maladie d'amour.

Philippe Desportes est bien moins connu que ses contemporains de La Pléiade, Ronsard ou Du Bellay (XVIème siècle); on lui reproche d’être un peu trop « maniéré ». Moi je trouve que le ton est un peu emphatique, certes, mais les sonnets de ses collègues ne le sont pas moins…C’était le style ampoulé de l’époque, au temps où on chantait l’amour avec sa plume : « Ô supplice muet que ta force est terrible ! » Evidemment les termes sont un peu kitch mais ce « cruel martyre », même si on l’exprime autrement, est toujours le même pour ceux ou celles qui souffrent du mal d’amour !…

Quand je pouvais me plaindre en l'amoureux tourment

Quand je pouvais me plaindre en l'amoureux tourment,
Donnant air à la flamme en ma poitrine enclose,
Je vivais trop heureux ; las ! Maintenant je n'ose
Alléger ma douleur d'un soupir seulement.

C'est me poursuivre, Amour, trop rigoureusement !
J'aime, et je suis contraint de feindre une autre chose,
Au fort de mes travaux je dis que je repose,
Et montre en mes ennuis un vrai contentement.

Ô supplice muet, que ta force est terrible !
Mais je me plains à tort de ma gêne invisible,
Vu qu'un si beau désir fait naître mes douleurs.

Puis j'ai ce réconfort en mon cruel martyre
Que j'écris toute nuit ce que je n'ose dire,
Et quand l'encre me faut* je me sers de mes pleurs.

Philippe Desportes

*manque

Gustav Klimt-Le baiser-
Gustav Klimt-Le baiser-

Gustav Klimt-Le baiser-

Je n'ai fait la connaissance de Gustav Klimt que très récemment, je dois dire que j'ai été éblouie par la couleur dorée car j'aime la brillance, la lumière, les paillettes. Or, c'est le peintre des paillettes puisque les tableaux de cette série (Cycle d'or) sont recouverts à la feuille d'or. La finesse des traits, la poésie des motifs fleuris en mosaïque donnent un côté très féminin à cette peinture d'homme. J'adore une sensibilité féminine chez un homme, donc j'adore Klimt. Je sais, les puristes diront "quel commentaire basique! Mais je m'en fiche éperdument, je suis profane dans l'art et je dis simplement ce que je ressens devant une oeuvre, et ce qu'on en pense m'est absolument égal

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Jean-Michel 17/06/2014 19:56

Dire d'une oeuvre qu'on l'aime sans rien pouvoir ajouter, l'artiste qui l'a créée ne peut rien rêver d'autre. Elle nous parle, nous remue, nous attire, que pourrait-elle faire de plus ?
On peut simplement remarquer que plus les femmes semblent fatales, plus elles sont inspiratrices, et Klimt nous donne un aperçu de ce qu'on n'ose aller voir, une tentation qu'on réprime, des passions qu'on pourrait ressentir si on laissait jaillir la folie qui nous habite tous. Ses modèles sont longilignes, ce n'est pas un hasard. Les femmes tentatrices qui ravissent l'âme des hommes béats et heureux de l'être sont toujours longilignes, et quand elles pleurent c'est de l'or qui coule, qui attire et rend jaloux.
Dans ce registre ma préférence va à la "Circé invidiosa" de J.W. Waterhouse qui m'a coupé le souffle dès que je l'ai connue, sans que je sache - comme vous - expliquer cet émoi. La connaissez-vous ?

Jean-Michel

Odile 17/06/2014 19:06

Je serais curieuse de savoir ce que Jean-Michel pense de la curieuse association Berlioz/ Desportes/Klimt !