« La Verdissole » accueille les touristes.
Chaque
été, la Société de Pêche organise des visites, guidées et gratuites, de ses bassins d'élevage de truitelles. C'est l'occasion pour le Président Granet de faire découvrir aux touristes comment
vivent et se reproduisent les truites ; l'occasion aussi de parler de l'environnement aquatique, de la qualité de l'eau, des débits, des aléas climatiques, dont les manifestations, de plus en
plus fréquentes, peuvent expliquer en partie la diminution des populations piscicoles.
Ce sont bien des truites qui grossissent dans les bassins, des « fario », de souche atlantique cette année. Fournies par la pisciculture fédérale de Marcoux, près de Digne, elles sont nées courant janvier ; après résorption de la vésicule (poche nourricière où puise l'alevin avant de pouvoir se nourrir lui-même) elles sont alimentées quelques semaines puis rejoignent les rivières ou des bassins de grossissement.
La visite commence sur la passerelle de l'Ivoire (le riou
d'Allons pour les gens du pays ), une petite rivière aux eaux fraîches et bien oxygénées, appréciées par les farios sauvages. Les premiers visiteurs peuvent en apercevoir quelques unes, mais
craintives elles se cachent rapidement.
Devant le « moine » du grand bassin (ouvrage technique par où s'effectuera la vidange), le guide fait participer les visiteurs ; il les invite à s'exprimer sur la température de l'eau, la nourriture trouvée dans les bassins, l'âge des poissons, les différences de tailles, le temps de grossissement avant d'atteindre la taille réglementaire de 20 cm...
Sous l'allée ombragée, on se dirige en bavardant vers le petit bassin. Le Président fait un bref historique de « La Verdissole », évoque la création de la pisciculture en 1978, les difficultés rencontrées, la grande crue de novembre 1994, le rôle des bénévoles dans la gestion des bassins et de la Société en général, les conditions nécessaires pour pouvoir pêcher en rivière et dans le lac ...
A la prise d'eau, au-dessus d'une magnifique cascade qui tombe en bouillonnant dans une grande cuvette, on retrouve la rivière sauvage, dont une partie du débit est déviée vers la prise d'eau, grâce à un batardeau. Le retour vers l'abri piscicole est l'occasion, pour les plus petits, de lancer aux truitelles quelques poignées de nourriture. Le rassemblement se fait ensuite autour de la pêcherie et du bassin de stabulation. La vidange du bassin, le comptage des truitelles, n'ont bientôt plus de secrets pour les visiteurs.
A suivre

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