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La page poésie d'Odile : En avril ne te découvre pas d'un fil... Les nus en peinture

30 Avril 2018 , Rédigé par verdon-info Publié dans #Image et poésie

La page  poésie d'Odile : En avril ne te découvre pas d'un fil... Les nus en peinture

Commentaire de la page "En avril ne te découvre pas d'un fil... Les nus en peinture".

Oui, je sais, je sais, encore du Baudelaire...! Mais que voulez-vous, on n'a pas fait grand chose de mieux ! Comment penser à un autre poème que "La Beauté" lorsqu'on parle de nus ? Pour moi, c'était une évidence, je ne me suis même pas posé la question. Cette beauté personnifiée par l'auteur a toujours été représentée dans mon esprit par une magnifique sculpture de marbre blanc (c'est comme ça que je la vois). Sans doute à cause des termes "rêves de pierre", blancheur", "matière", "monument", tout cela évoque une statue. Et quoi de plus beau qu'une statue de femme nue pour un poète constamment en recherche de beauté ? Elle incarne la perfection. Pour ma part, la perfection est représentée par le David de Michel Ange, mais c'est sans doute parce que je suis une femme. Pour faire bonne mesure, à cette pureté s'ajoute une touche d'immobilité, d'immuabilité, qui évoque une posture hiératique, immortelle aussi :

" J'unis un cœur de neige à la blancheur des cygnes ;
Je hais le mouvement qui déplace les lignes,
Et jamais je ne pleure et jamais je ne ris
".

Quant aux peintures associées au poème, j'en ai choisi pour tous les goûts, que vous préfériez la délicatesse du Bouguereau, la sensualité du Kalmakov*, la rigidité du Buffet, la lascivité du Renoir, vous ne pourrez qu'admirer les formes callipyges du Rubens que l'on retrouve aussi chez Johan Hoffmann ou le flou couleur pastel des premiers nus du monde par Moreau.  La beauté se retrouve partout, même dans les seins avachis d'Annabel Buffet, sublimés par la fierté d'un port de tête, la rondeur d'une hanche ou la position déliée d'une main.

*Un petit topo sur Nicolas Kalmakov, peintre peu connu, pour résumer en quelques mots l'histoire de sa vie : un homme étrange et une œuvre étrange.  Né d'un père russe (Général) et d'une mère italienne dans un milieu aisé, il a fini ses jours à Paris, dans une maison de retraite pour vieillards indigents. Sa peinture aurait été influencée par les histoires fantastiques que lui racontait sa gouvernante; On le disait un peu fou, solitaire, obsessionnel,   moi je trouve très intéressante son œuvre aux lignes courbes généreuses et aux couleurs flamboyantes. Pour la petite histoire, quasi inconnu, son travail a été redécouvert  par 2 français aux puces de Saint Ouen dans les années 60. Etonnant, non ?).  

 

http://art-magique.blogspot.fr/2012/05/nicholas-kalmakoff.html

La page  poésie d'Odile : En avril ne te découvre pas d'un fil... Les nus en peinture

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